Double exposition Leonor Fini et Stanislao Lepri à la Galerie Minsky
Galerie Minsky Jusqu’au 7 décembre et du 12 décembre au 15 janvier 2025
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Certains racontent qu’ils se seraient rencontrés sur une piste de danse à Monte-Carlo, d’autres disent qu’ils se seraient croisés pour la première fois dans un cinéma à Rome. Nous retrouvons finalement la trace de Leonor Fini et de Stanislao Lepri à Paris, dernier théâtre de leur scandaleuse histoire d’amour. La Galerie Minsky réunit les deux âmes sœurs du mouvement surréaliste lors de deux expositions ensorcelantes, opposant les songes de l’un aux désirs de l’autre.
Teinté d’une étrangeté onirique, le premier volet nous transporte ainsi dans les rêves mélancoliques du diplomate italien avec ses créatures ailées, ses corps de poupées et son bestiaire fantastique ; lorsque la Reine des Enfers fantasme un monde chimérique à la sensualité désarmante. Encore plus intimiste, la seconde exposition dévoile aux dernières lueurs de l’automne des œuvres sur papier, lavis, gouaches et aquarelles d’une délicatesse sans pareille.
Ici, les fantômes surréalistes et caricatures monstrueuses de Stanislao Lepri correspondent avec les divinités de Leonor Fini, la vision grotesque d’un Bacchus indolent de Monsieur dialoguant avec les visages angéliques de Madame. De cette double exposition surgit l’évidence d’un couple d’artistes au génie incorruptible que même la mort ne pouvait séparer.
GALERIE MINSKY Jusqu’au 7 décembre et du 12 décembre au 15 janvier 2025 37 rue Vaneau, 75007 - M° Saint-François-Xavier (13)
Du mardi au samedi 10h30-13h, 14h-19h, fermé le dimanche et lundi
-Entrée libre-
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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