Exposition Cristina Barroso à la Maison de l'Amérique Latine
Maison de l'Amérique Latine Jusqu’au 29 mars 2025
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Et si les frontières n’étaient qu’une illusion ? Si chaque carte dessinée par l’homme ne racontait pas seulement un territoire, mais aussi une trajectoire intérieure ? Cristina Barrosone dessine pas le monde, elle le recompose. La Maison de l’Amérique latine lui consacre sa première exposition personnelle en France, nous menant de l’Europe au Brésil, entre ici et ailleurs. Si Cristina Barroso est souvent associée à ses grandes cartes scolaires revisitées – atlas oubliés, réimaginés par des collages, des peintures et des découpes – l’artiste nous livre ici une réécriture du souvenir.
Entre ses entrelacs de bleus et de verts, les échos d’une Amazonie symbolique rencontrent les empreintes de la modernité européenne. Sa Rivière intérieure, à la fois intime et universelle, nous convie à un voyage en territoire mouvant, en perpétuelle reconstruction. Les fractures s’unissent, les différences s’estompent, dans un métissage artistique audacieux. Dans un monde morcelé et insaisissable, Barroso nous propose une « narration rituelle », celle d’un temps qui s’écoule, d’une mémoire qui se dilue et se réinvente.
MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE Jusqu’au 29 mars 2025
217 boulevard Saint-Germain, 75007
M° Solférino (12) - Du lun. au ven.
10h-20h, sam. 14h-18h, fermé le dim.
Entrée libre
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.