Nous pensions connaître Dior par ses icônes, ses corolles, ses tailleurs à la taille de guêpe. Nous redécouvrons la maison à travers un autre regard : celui d’Azzedine Alaïa, couturier-collectionneur qui, dans le secret de son atelier, a patiemment rassemblé un patrimoine de près de six cents pièces.
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Ce double rendez-vous – à La Galerie Dior et à la Fondation Azzedine Alaïa – en ouvre les coffres et met en scène un dialogue rare : le Dior d’Alaïa, et l’Alaïa à l’école de Dior. Ici, plus d’une centaine de modèles, pour beaucoup jamais montrés, composent une sorte d’anti-rétrospective : non pas l’histoire officielle, mais celle qu’un créateur a aimée, choisie, préservée.
Nous y suivons suit l’obsession d’Alaïa pour « les mystères des robes » : les architectures invisibles, les jupons qui tiennent debout, les coupes qui sculptent l’air. Sous la magnificence des soies et des tulles affleure la charpente : baleines, toiles, montages – tout ce qui fait d’une robe une construction. Dior apparaît alors non seulement comme un style, mais comme une méthode : une science de la ligne et du volume.
GALERIE DIOR Du 20 novembre au 3 mai 2026 11 rue François Ier, 75008 M° Franklin Roosevelt (1/9) - Tlj. 11h-19h - Fermé mar. Tarif : 16 € - TR : 12 € - Gratuit -10 ans
FONDATION AZZEDINE ALAÏA Du 1ᵉʳ décembre 2025 au 24 mai 2026
En 1956, le jeune Azzedine Alaïa, tout juste arrivé de Tunis, franchit pour la première fois les portes de la maison Christian Dior. Il y effectue un stage éclair, observe les gestes précis des petites mains, l’allure des mannequins, le ballet silencieux d’un atelier en pleine effervescence. Il n’oubliera jamais ce moment : la naissance d’une vocation, dans le sillage du couturier qu’il considérait comme un dieu.
Nous en avions rêvé, Dior l’a fait. Un nouveau musée de la mode vient d’ouvrir ses portes à Paris dans le plus grand secret, recréant dans le légendaire hôtel particulier de Monsieur Christian Dior, un défilé des modèles les plus éblouissants de la célèbre Maison.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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