La folie en tête

Maison de Victor Hugo
Du 16 novembre 2017 au 18 mars 2018

Du 16 novembre 2017 au 18 mars 2018 -
Maison Victor Hugo //

 

12

L'art à la folie chez Victor Hugo 

 Il n’y a point de génie sans un grain de folie disait Aristote, preuve que l’on n’a pas attendu l’essor de la psychologie moderne pour déceler un lien entre trouble de l’esprit et créativité. C’est cependant dans les années 70 que l’association entre bipolarité, dépression et créativité a été confirmée médicalement.  La folie serait-elle le prix à payer pour voir ce que les autres ne voient pas et dès lors, créer des mondes qui exercent sur le spectateur une incroyable fascination ? Celui qu’on appelle le fou n’est-il pas le témoin d’une autre réalité, surgie d’un inconscient qui nous est inaccessible mais dans laquelle on perçoit une effarante vérité ? L’exposition « La Folie en tête » à la Maison de Victor Hugo nous présente des artistes atteints de maladies mentales dont les oeuvres ont été collectionnées par des psychiatres curieux de faire travailler ensemble art et thérapie. Entre la camisole et les crises, ces artistes torturés ont bricolé leurs créations en cachette pour exprimer un monde qui nous plonge dans les entrailles de l’Art brut.

Le saviez-vous ?  Le lieu de cette exposition n’est pas anodin. En effet, Victor Hugo a été personnellement confronté à la folie qui poursuit les créatifs, puisque son frère Eugène - écrivain -  et sa fille Adèle - petit génie du piano - mourront tous deux internés.

The exhibition "La Folie en tête" at the Maison de Victor Hugo exhibits the works of artists suffering from mental illnesses, collected by psychiatrists interested in the bound between art and therapy.


Vous aimerez aussi…

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

DJI_20260219_161752_847
  • Photo
  • Gratuit

On a vu, on a adoré l'exposition hommage à Sebastião Salgado à l'Hôtel de Ville de Paris

Hôtel de Ville de Paris
Du 21 février au 30 mai 2026

Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean