Poupées, gadgets ou icônes, ces pinceaux à l’effigie de femmes ne sont rien de tout ça : ces réalisations signées Rebecca Szeto sont de réelles œuvres d’art. L’artiste originaire de San Francisco recycle ses vieux pinceaux en support pour ses créations. Après les avoir sculptés, elle les recouvre de peinture et peint le manche afin de représenter des portraits de femme. Son inspiration ? les grands tableaux de l’histoire de l’art, de La Jeune Fille à la perle de Vermeer aux Ménines de Velázquez en passant par Frida Kahlo. Ici la peinture et le pinceau deviennent donc sujets, supports et médium. Par les figures et l’outil choisis, on peut déduire que l’artiste joue avec les notions de beauté, de valeur, pour mieux les réinterpréter. En utilisant ces matériaux en fin de vie, Rebecca Szeto montre son amour pour le passé, l’histoire et les figures féminines.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil