Monumental Minimal

Galerie Thaddaeus Ropac (Pantin)
Du 17 octobre 2018 au 23 mars 2019

Jusqu'au 23 mars 2019 -
Galerie Thaddaeus Ropac - Pantin //

 

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L’art minimal américain s’est vu construire une identité propre grâce à certaines figures majeures de cette révolution artistique du XXe siècle et qui ont porté des enjeux esthétiques novateurs en réaction à l’expressionnisme abstrait. Et c’est bien la radicalité, la sérialité, le concept et l’utilisation de matériaux industriels qui sont à la base de ce courant artistique. Ainsi, l’espace même dans lequel les œuvres sont présentées importe, créant dans cette exposition, une véritable interaction avec l’architecture de la galerie de Pantin, située dans un ancien bâtiment industriel.
Du 144 Lead Square de Carl André au Wall Drawing de Sol LeWitt, en passant par les néons de Dan Flavin et les Stacks de Donald Judd, le public interagit avec vingt œuvres phares, dont l’exposition remet leurs origines en question. En point de départ de cette réflexion, le « monument » créé par Dan Flavin en 1967, en hommage au fameux Monument à la Troisième Internationale de l’artiste russe Vladimir Tatlin et qui montre tout de même la marque européenne dans cet art pensé outre-Atlantique. Tout comme lui, Robert Morris reconnaît l’influence de la Colonne sans fin du sculpteur Constantin Brancusi, d’origine roumaine… Art minimal transatlantique serait-il finalement le juste terme pour désigner cet art conceptuel ?

Galerie Thaddaeus Ropac presents in its Pantin space a group exhibition dedicated to American Minimal art, through 20 major sculptures and paintings.

L'expo en photos :

 

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Ils sont très rares en région parisienne ces lieux ouverts à tous, gratuits et monumentaux, c’est le cas de la galerie Ropac de Pantin. L’une des 5 plus grandes galeries au monde, qui nous propose une exposition superbe dans son immense ex-chaudronnerie à 2mn de Paris. Ici l’espace est absolument monumental, 10 mètres sous verrière, pour découvrir l’art minimal… Alors si comme beaucoup vous êtes réfractaires à ce mouvement que vous ne comprenez pas, si pour vous un bout de bois au sol, une plaque de cuivre, un néon au mur ou un casier en acier ne sont pas de l’art, eh bien vous allez sans doute changer d’avis… Pari tenu en tous cas.

L’art minimal on le rappelle est apparu dans les années 60, à l’époque tout n’était qu’hyper coloré, hyper expressif. Et un mouvement artistique est apparu en contre point de cette tendance des superlatifs. Ici, l’art est réduit au minimum. L’artiste ose effacer toute présence dans ses œuvres. Aucun geste visible, une technique de réalisation extrêmement simple, des formes géométriques et pures… L’empreinte de l’artiste n’est plus que dans le concept-même d’une œuvre qui une fois l’idée créée n’a plus besoin de l’artiste pour exister. C’était il y a 70 ans…

Les carrés de Sol Lewitt sont directement peints sur les murs, on ne s’embarrasse plus des toiles. Les clous ou les vis sont apparents, les sculptures ne sont pas en marbre mais en tôle d’acier… Uniquement des grands noms, Carl Andre et ses sculptures plates, Dan Flavin et ses néons minimalistes, qu’on a l’habitude de voir au Centre Pompidou ou au musée d’Art Moderne, ils sont tous réunis ici dans des formats tellement gigantesques qu’ils ne sont souvent même pas exposables dans les musées.


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