Manuscrits de l'extrême. Prison, passion, péril, possession
BnF François Mitterrand Du 9 avril au 7 juillet 2019
Du 9 avril au 7 juillet 2019 - BnF François Mitterand //
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Au-delà de l’encre de Chine pour papier, les manuscrits ont parfois été rédigés avec du sang, dans l’intensité du désespoir, la folie ou la passion de leurs auteurs. Des situations extrêmes qui ont conservé la trace physique de cette possession de l’écrit. Aux côtés des feuillets et notes d’André Chénier, Napoléon Ier, Alfred Dreyfus, Guillaume Apollinaire ou Nathalie Sarraute, se côtoient les mots d’anonymes, simples soldats, prisonniers, hommes et femmes ordinaires. Un propos sensible de plumes menacées par la guillotine, à l’instar des derniers mots d’André Chénier ainsi que la lettre d’un détenu sous l’assise d’une chaise de la Gestapo, ou bien encore d’écrits affectés par le décès du mari comme le journal de Marie Curie… La valeur de ces textes réside en ce qu’ils offrent les souvenirs palpables d’histoire individuelle et collective hors-norme. Le parcours s’organise selon quatre thèmes – prison, passion, péril, possession – qui évoquent les multiples situations extrêmes auquel l’être humain peut être confronté, qui témoigne d’une confiance désespérée dans la puissance des mots pour soutenir ce qui nous reste à vivre.
Exceptional manuscripts, written in extreme situations and which preserve their physical traces, constitute the subject matter of this exhibition.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Bienvenue dans la Salle des Fêtes du musée d'Orsay – 400 m² de stucs, de dorures et de plafonds peints par Pierre Fritel, métamorphosés par le magicien du numérique vivant Adrien M.