L'art abstrait est à l'honneur dans la nouvelle exposition de la galerie Rouan
Galerie Rouan Du 18 septembre 2020 au 31 janvier 2021
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Ralph Resch, Hervé Dega et Éric Vecchione : la Galerie Rouan met ces trois noms à l’honneur dans son accrochage dédié à l’abstraction. Les toiles du premier ont le goût de l’informel : sans jamais figurer, c’est l’acte même de peindre qui donne sa puissance à l’expressionnisme pictural. À la manière d’un Mark Rothko, les tons s’équilibrent dans des camaïeux harmonieux et saisissants. Ralph Resch peint des grands formats où le figuratif se schématise pour s’achever dans l’abstraction. Le pigment, la toile et l’outil deviennent les indices d’une lutte charnelle entre l’artiste et son œuvre. Hervé Dega, lui, « malmène ses outils depuis vingt ans ». C’est du moins ce qu’il affirme malicieusement avant de préciser : « Ils sont le lien entre mon énergie et ce que la toile dira. ». Le geste, vif et spontané, révèle la profondeur de significations de la matière dans une recherche de la mémoire et du temps qui passe, ce que symbolise le travail de la matière et la résurgence de ses couches les plus anciennes que l’outil du peintre restaure. À coups de spatule et de couteau, Éric Vecchione est tout autant sculpteur que peintre : la matière, sans cesse rajoutée, ôtée, travaillée, mélangée, dote ses toiles d’un relief fascinant. Son travail est empreint des traces de l’abstraction, inspirées par les plus grands, de Hans Hartung à Vassily Kandinsky ou Georges Mathieu.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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