L'univers efflorescent d'Ethan Murrow à découvrir aux Filles du Calvaire
Galerie les Filles du Calvaire Du 4 septembre au 23 octobre 2021
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet artiste a la main verte. Au croisement d’un Magritte facétieux et d’un Arcimboldo qui aurait oublié sa palette dans une cuve d’engrais, Ethan Murrow élabore un univers surréaliste luxuriant qui se joue des perspectives et des échelles, au sens propre comme au figuré. En noir et blanc ou en couleur, ses œuvres verdoyantes nous transportent sur les collines merveilleuses du Vermont, peuplées de personnages saisissants, entre créatures florescentes et travailleurs acharnés. Tous s’engagent dans des tâches aussi absurdes qu’épiques, en quête d’ingrédients rares nichés dans le ciel, veillant sur des abeilles au-dessus d’une vallée, exhortant les nuages à pleuvoir et escaladant des échelles vers des jardins imaginaires. Des individus patients et rusés qui, confrontés à l’impossible, ne démordent pas d’ingéniosité pour aller au bout de leur idée. Piquante comme un rosier, vivifiante comme la photosynthèse, conceptuelle, esthétique, l’œuvre d’Ethan Murrow est tout cela à la fois. C’est une déclaration d’amour faite à l’enfance à la ferme, à la débrouillardise rurale, une ode à la terre, au soleil et à la pluie. En bref, une mise au vert artistique qui ravira les dénicheurs de talent.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
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