Graciela Iturbide, photographies du monde à la Fondation Cartier
Fondation Cartier pour l'art contemporain Du 13 février au 29 mai 2022
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Depuis près de 40 ans, la photographe mexicaine Graciela Iturbide façonne le monde avec talent à travers son objectif. Elle fait ses armes aux côtés du photographe Manuel Àlvarez Bravo, avant de s’en détacher pour créer une œuvre où le quotidien côtoie l’insolite. Aujourd’hui figure emblématique de la photographie sud-américaine, elle se voit consacrée une exposition à la Fondation Cartier. À travers une sélection d’images, anciennes ou inédites (réalisées spécialement pour l’événement), Graciela Iturbide nous propose une véritable invitation au voyage, en s’intéressant aux traditions et rituels ancestraux mexicains afin d’interroger le rapport de l’être humain à la société, et à la terre. Ses clichés dépeignent aussi bien personnes, nature et animaux, dans une photographie quasi-documentaire mettant en avant des opposés universels tels que l’individuel et le culturel, ou bien le réel et le psychologique. Durant la visite, vous serez parfois surpris en découvrant tout à coup une œuvre presque proche de l’absurde, avant de contempler une image qui semble, en apparence, beaucoup plus classique. Mais une chose est sûre, vous n’y verrez aucun cliché.
LE SAVIEZ-VOUS ?
En 2008, Graciela Iturbide est lauréate du prix international de la Fondation Hasselblad, plus haute distinction photographique. Le prix récompense chaque année un photographe ayant accompli un travail remarquable. Victor Hasselblad, qui donne son nom à la Fondation, a inventé l’appareil photographique éponyme
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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