Exposition Réclamer la terre au Palais de Tokyo: l'usage de la matière brute

Palais de Tokyo
Du 15 avril au 4 septembre 2022

 

33

Le temps d’une exposition, le Palais de Tokyo nous invite à repenser notre rapport à la terre. En réunissant une douzaine d’artistes de tous les continents, l’institution parisienne développe une réflexion écologique, féministe et sociale, ancrée dans notre époque. Ici, les matériaux « naturels » sont mis à l’honneur. Bois, pierre, coquillages et plantes deviennent de véritables objets d’arts, porteurs d’un message, irréductibles à leur simple matérialité. Grâce à différents procédés, les artistes développent de nouvelles connexions avec le vivant et l’environnement. Ainsi, les photographies d’Asinnaja interrogent les liens entre le corps et la terre, créant un parallèle entre le mouvement naturel et celui créé de toute pièce par l’homme. Les peintures de Judy Watson mettent en avant les racines et la transmission des récits et savoirs autochtones, grâce à un imaginaire de l’arbre très développé. De son côté, Megan Cope dénonce avec force l’extractivisme grâce à des compositions tout en finesse et en subtilité. Une exposition qui prône un retour nécessaire à l’essentiel pour ressentir et soutenir une nature changée, et surtout promouvoir l’importance du
savoir : savoir-penser, savoir-faire, mais aussi savoir-être au sein d’un monde en détresse.

 

24


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».

musee-dali-paris-collections-permanentes-vue-de-lexposition-c-arts-in-the-city-1-1600x0
  • Découverte
  • Incontournable

Le TOP des expositions surréalistes pour bousculer l'hiver

Cette semaine, Paris est traversée par le surréalisme. Il grimpe les hauteurs de Montmartre, slalome jusqu'à la rue Vaneau pour finalement se perdre dans les allées du jardin du Luxembourg.