Exposition Prométhée, le jour d'après : le Centre des Arts d'Enghien-les-Bains convoque d'enivrantes mythologies technologiques
Centre des Arts d’Enghien-les-Bains Du 21 septembre au 18 décembre 2022
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À l’instar du feu de Prométhée, le développement des nouvelles technologies précipitera-t-il l’Homme vers sa déchéance ? En croisant les domaines de la science, de l’Histoire et de l’art, cette captivante exposition aux accents futuristes convoque nos imaginaires. À travers une série de sculptures, photographies et installations numériques, les artistes redéfinissent les frontières entre l’humain et la machine. Cette déambulation s’organise autour d’une scénographie en trois actes, qui revisitent le mythe de Prométhée. Le premier chapitre met en jeu les limites de l’action humaine, le deuxième atteste de l’augmentation de nos potentialités grâce à la technologie, tandis que le troisième incite à interroger l’interchangeabilité entre l’Homme et l’automate. Sabrina Ratté nous confronte au modèle du cyborg dans une série d’impressions 3D, lorsque Pierre-Jean Giloux nous présente en vidéo, sa vision utopique d’un Japon fictif. Ici, tous les médiums sont utilisés, même ceux qui nous paraissent les plus fantasques : Mathieu Zurstassen nous permet notamment de rencontrer Margaret, une intelligence artificielle abandonnée par son propriétaire, qui se retrouve confrontée à la solitude. Alors, qui de l’Homme ou de la machine sera le plus dépendant ?
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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