Peut-être avez-vous déjà rencontré l’œuvre de Shaka, à la Galerie Lazarew où deux expositions lui ont été consacrées, à New-York ou encore dans les rues d’Evry dont ses tags recouvrent les murs. Peu importe l’endroit, son travail n’a pas pu vous laisser indifférent ! En moins d’une vingtaine d’années, Shaka est devenu une figure incontournable de l’art urbain en France. Il se démarque par un style unique, mêlant les influences de la rue à un travail d’atelier minutieux, et explore notamment l’intégration de la sculpture dans la peinture. Des corps fragmentés, colorés, décharnés, nerfs à vifs, se dégage une incroyable énergie ; un mouvement de révolte semble s’en libérer. Ses portraits également sont d’une force émotionnelle peu commune et nous font ressentir toute la violence de la société. Shaka reprend à son compte les mythes antiques pour cette exposition et étudie les mouvements du corps dans des œuvres troublantes. On ressent toute l’urgence de la création dans chacune des oeuvres que vous aurez la chance d’admirer.
In less than 20 years, Shaka has become a major street artist. He mixes up painting and sculpture to represent wasted and nervous bodys and figures. His work is unique and colorful and the artist always tries to denounce the violence of society.
Galerie Lazarew Jusqu’au 22 avril 2017 14 rue du Perche, 75003 – M° Saint-Sébastien Froissart (8) Du mar. au ven. de 14h à 19h et le sam. de 11h à 19h Fermé le dim. et le lun. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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