Peut-être avez-vous déjà rencontré l’œuvre de Shaka, à la Galerie Lazarew où deux expositions lui ont été consacrées, à New-York ou encore dans les rues d’Evry dont ses tags recouvrent les murs. Peu importe l’endroit, son travail n’a pas pu vous laisser indifférent ! En moins d’une vingtaine d’années, Shaka est devenu une figure incontournable de l’art urbain en France. Il se démarque par un style unique, mêlant les influences de la rue à un travail d’atelier minutieux, et explore notamment l’intégration de la sculpture dans la peinture. Des corps fragmentés, colorés, décharnés, nerfs à vifs, se dégage une incroyable énergie ; un mouvement de révolte semble s’en libérer. Ses portraits également sont d’une force émotionnelle peu commune et nous font ressentir toute la violence de la société. Shaka reprend à son compte les mythes antiques pour cette exposition et étudie les mouvements du corps dans des œuvres troublantes. On ressent toute l’urgence de la création dans chacune des oeuvres que vous aurez la chance d’admirer.
In less than 20 years, Shaka has become a major street artist. He mixes up painting and sculpture to represent wasted and nervous bodys and figures. His work is unique and colorful and the artist always tries to denounce the violence of society.
Galerie Lazarew Jusqu’au 22 avril 2017 14 rue du Perche, 75003 – M° Saint-Sébastien Froissart (8) Du mar. au ven. de 14h à 19h et le sam. de 11h à 19h Fermé le dim. et le lun. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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