Mehdi-Georges Lahlou

Du 29 avril au 27 mai 2017 -
Galerie Rabouan Moussion //

 

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Of The Confused Memory

Du spirituel dans l’art, et dans l’œuvre de Mehdi-Georges Lahlou en particulier. Une spiritualité moderne, réfléchie et surtout hybride. A la simple épellation de son nom, on perçoit une double identité, et mieux encore, une double culture. L’artiste franco-marocain fait de ses origines le maillage de sa création. Plus que de revendiquer un métissage, il s’amuse des clichés afin d’en décrypter les codes et de mettre à mal les stéréotypes. Abordant les tabous sans pudeur, il s’attaque à tous les centres névralgiques qui composent notre société : la religion, la politique, l’esthétique, la culture, le social, la morale et la philosophie. De l’Orient à l’Occident, du catholicisme à l’islam, Mehdi-Gorges Lahlou aime jouer sur les dualités pour les incarner, il en est de même pour la masculinité et la féminité, portées par le souffle des gender studies. Usant de la richesse de son profil, il en devient lui-même un parfait sujet d’étude, et n’hésite pas à donner de sa personne ou plus précisément de son corps dans ses performances. A travers la sculpture, il va également pouvoir jouir d’une schizophrénie artistique et multiplier son image sous forme de bustes. Mais quand il ne se prend pas comme modèle, ce sont les icônes et symboles religieux qui l’inspirent et qu’ils marient entre croyances. Dans ce culte de la création, Mehdi-Georges Lahlou prend alors pour trinité le corps, l’espace et la mémoire. Il développe une spiritualité sans frontière en rappelant que quel que soit l’habit qu’elle vêtit, elle est la même pour chaque culture, portant la volonté de rendre l’être humain meilleur.

Le Saviez-Vous ?
En 2011, peu avant la 2ème édition du Marrakech Art Fair à laquel Mehdi-Georges Lahlou participe, une de ses oeuvres dérange, pourtant non programmée lors cet événement. Il s’agit de Koranic Inlay, une photographie qui le représente dénudé, avec des versets coraniques calligraphiés sur plusieurs parties de son corp. Une polémique qui ne donnera, heureusement, pas suite.

If we are to speak of the origins of Mehdi-Georges Lahlou, it is because they are at the heart of his work. This Franco-Moroccan artist plays to detangle his genealogy in order to highlight the crossbreeding, and does so with cunning. His Moroccan roots influence him as to the choice of the subjects he approached, the materials and motifs he used.

Galerie Rabouan Moussion
Du 29 avril au 27 mai 2017
11 rue Pastourelle, 75003 – M° Saint-Sébastien-Froissart (8)
Du lun. au sam. de 10h à 19h30
Fermé le dim.
Entrée libre


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