Musée du Domaine Départemental de Sceaux Du 15 septembre au 31 décembre 2017
Du 15 septembre au 31 décembre 2017 - Musée du Domaine Départemental de Sceaux //
3
Une graine d’artiste
De l’œuvre de Picasso, on connaît particulièrement les portraits, ceux de ses muses, les femmes de sa vie, qui ont pris des airs cubistes sous son pinceau. On a alors moins en tête les toiles qui mettent la nature à l’honneur, et pourtant elles ne manquent pas. Si l’on pouvait penser, par facilité, que les paysages ont une vocation décorative dans son art, il n’en est rien. La nature a bel et bien sa part d’inspiration dans la production du peintre espagnol et c’est ce que s’apprête à vous démontrer cette exposition. Pas à pas, apprenez à déchiffrer l’importance que tenait la nature aux yeux de Picasso, le tout, soutenu par un travail de médiation pensé pour tous les publics.
Le saviez-vous : Picasso ne considérait pas qu’il peignait à partir de la nature, mais bien avec elle. Plus que la campagne française, qui avait d’après lui des odeurs de champignons, il préférait l’atmosphère ibérique, aux effluves plus amères mais chaudes de romarin, de thym ou de cyprès.
With about eighty works from the collections of the Picasso-Paris National Museum, the exhibition proposes to demonstrate that nature is a powerful ferment of Picasso's imagination and creation, and not merely a secondary setting.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.