Du 10 octobre 2017 au 7 janvier 2018 - Institut du Monde Arabe //
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J’essaie de peindre la lumière du monde
Fasciné par la peinture depuis toujours, l’écrivain Tahar Ben Jelloun s’inspire des œuvres de Matisse, Delacroix et autres Giacometti, il les étudie, s’abreuvant d’une beauté visuelle pour la rédiger ensuite sur le papier. Il griffonne même, dans ses pages de brouillons, et parmi les mots, des « gribouillages », comme il les appelle, émergent. Il faudra longtemps à Ben Jelloun pour enfin oser s’essayer à la peinture, et prendre possession de la toile. Mais celle-ci s’apprivoise, et devient une nouvelle matière à remplir, aussi blanche que ses pages, mais reflétant une toute autre vision. A travers ses toiles, c’est un bonheur intense, une joie éperdue qui éclate, dans les couleurs vives et les représentations presque enfantines, dans la lumière et la simplicité. Loin des douleurs de ses écrits, où la beauté et la tristesse s’allient, ses tableaux, eux, renvoient à un autre monde. Un monde onirique, imaginé par l’esprit, où tout semble plus beau, plus positif, comme une utopie en peinture. Et l’on y voit une liberté totale, influencée par la richesse des cultures, transformée au fil des voyages, des rencontres et des connaissances, pour revenir jusqu’à l’artiste dans une sensation de familiarité et de paix. Une liberté qui s’installe à l’Institut du Monde Arabe, en une carte blanche laissée à l’artiste. Un voyage apaisant.
The Institut du Monde Arabe gives free rein to Tahar Ben Jalloun and his optimistic, colourful and free style. A soothing exhibition.
Institut du Monde Arabe
Du 10 octobre 2017 au 7 janvier 2018 1 rue des Fossés St Bernard, 75005 - M° Jussieu (7/10) Du mar. au ven. de 10h à 18h – Sam. et dim. de 10h à 19h Fermé le lun. Tarif : 5 € - Tarif réduit : 3 €
CHÂTEAU DE VERSAILLES Du 25 novembre au 3 mai 2026
C’est une scène oubliée de l’Histoire : en 1725, quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef du Missouri traversent l’Atlantique pour être reçus à la cour de Louis XV. Derrière ce voyage diplomatique extraordinaire, une alliance politique se joue entre la France et les nations autochtones de la vallée du Mississippi, sur fond de rivalités coloniales.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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