Galerie de l'Europe Du 5 décembre 2017 au 13 janvier 2018
Du 5 décembre 2017 au 13 janvier 2018 - Galerie de l'Europe //
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New York in Black
Depuis une dizaine d’années, Christophe Jacrot s’intéresse aux conditions climatiques. À ces instants somptueux et terrifiants où la nature reprend ses droits et contrôle une ville en un clin d’œil. Des orages tonitruants aux tempêtes de neige, des coupures d’électricité aux pluies torrentielles, le photographe immortalise le désarroi d’une ville. Il mêle les paysages nappés d’une couverture blanche, aussi apaisante que glaciale et les voiles noirs se posant sur une capitale. Tout semble transformé l’espace d’un instant, métamorphosé par la nature. L’on découvre alors une New York désertée, plongée dans l’obscurité totale. Times Square et ses panneaux gigantesques n’éclairent plus l’interminable flot de personnes, et rien ne retentit dans les rues, à part les clapotis de la pluie. La grosse pomme devient alors un désert urbain aux airs de fin du monde, d’une beauté terrifiante, méconnaissable et endormie par un blackout qui pèse sur les grattes ciel, et nous offre un décor apocalyptique et magnifique qui ne peut que nous fasciner.
Discover the work of photographer Christophe Jacrot who takes pictures of cities facing climatic catastrophes. From blackout to blizzard, darkness and light come together to offer beautiful takes.
Le saviez-vous ? Dans son livre « New York in black », Christophe Jacrot nous propose une série de photographies de la ville américaine paralysée par l’Ouragan Sandy de catégorie 3 qui causera la mort de 210 personnes. Nous sommes donc bien dans un climat de « fin du monde ».
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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