Dix rendez-vous immanquables pour NUIT BLANCHE 2026

Carte blanche à Barbara Butch, samedi 6 juin 2026.
Une édition placée sous le signe de l'amour.

1

Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, Barbara Butch ouvre le bal.

© Anthony Ghnassia

Avant de devenir l'icône du tableau Da Vinci de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024, la DJ et activiste avait fait des dancefloors queer son territoire. À elle, cette année, la carte blanche. Sur le parvis de la mairie, son DJ set fédérateur compose un voyage musical à mesure que le soleil baisse, ponctué d'invités surprises. Une déclaration collective, plus que politique.

Parvis de l'Hôtel de Ville, 75004
De 19h à 21h40

2

Devant le Grand Palais, un cœur monumental contre la peur.

© Milosh Łuczyński

Milosh Łuczyński installe une sculpture pneumatique rouge sang de grandes dimensions, à la fois imposante et fragile. Sur sa base, on lit FEAR, à peine visible. Le sous-titre, lui, est sans ambiguïté : Mon cœur est plus grand que ma peur. De jour, l'œuvre interroge ; de nuit, elle devient lanterne, baignant les passants d'une lumière vibrante. 

Devant le Grand Palais, avenue Winston-Churchill, 75008
Samedi 19h - dimanche 2h.

3

Marinella Senatore signe une architecture de lumière à Stalingrad.

© Todd White

L'artiste italienne déploie place de la Bataille-de-Stalingrad son installation monumentale We Rise by Lifting Others, dans la lignée des Luminarie qui éclairent les processions du sud de l'Italie. Arc baroque, polychromie chaude, inscriptions intégrées : une enseigne lumineuse autant qu'une sculpture relationnelle, posée à la jonction du canal Saint-Martin et du bassin de la Villette. Présentée à l'occasion des soixante-dix ans du jumelage Paris-Rome. 

Place de la Bataille-de-Stalingrad, 75019
Samedi 19h - dimanche 6h.

4

Annette Messager fait nager des sirènes à Château-Landon.

© Studio Annette Messager

Pour Nuit Blanche, l'artiste française, Lion d'or de la Biennale de Venise 2005, investit la piscine Château-Landon. Sirènes professionnelles, tritons, formes gonflables aux contours organiques peuplent un bassin que la mémoire liquide du lieu rend doublement étrange. Le public observe depuis les coursives ce que l'artiste nomme une poétique du désir et du vertige. Annette Messager n'aura jamais été aussi proche du mythe.

Piscine Château-Landon
31 rue du Château-Landon, 75004
Samedi 18h - dimanche 2h.

5

Au Petit Palais, Mathias Kiss fait couler le miroir.

© Alice Heart

L'artiste, formé à la restauration des monuments historiques au Louvre, déploie sous le dôme de la Belle Époque une installation miroir pixelisée, Liquid Mirror, qui semble se liquéfier le long de l'architecture jusqu'au sol. Le pixel quitte l'écran et redevient matière dans un dialogue tendu avec Le Triomphe des femmes de Georges Picard. À l'ascension peinte répond une chute lumineuse, et les visiteurs deviennent fragments de l'œuvre.

Petit Palais
2 avenue Winston-Churchill, 75008
Samedi 19h - dimanche 1h

6

Olivier Dubois électrise le Boléro avec cinquante amateurs.

© Marie Genel

Le chorégraphe d'Auguri et Tragédie reprend, pour le Carreau du Temple, sa pièce Drummers, créée à la Philharmonie en mars 2025. Cinquante danseurs amateurs de l'Essonne, transformés en percussion humaine ; Yuksek en interprétation live de sa version électro du Boléro de Ravel. Une montée hypnotique, à mi-chemin de la transe et du concert. La pièce ne dure que cinquante minutes : il faudra y être.

Le Carreau du Temple
4 rue Eugène-Spuller, 75003
22h, durée 50 min.

7

Leïla Ka élargit C'est toi qu'on adore à vingt-six danseurs.

© Isaiah Villegas

Sa seconde pièce, jouée plus de cent cinquante fois en duo, change d'échelle pour Nuit Blanche : la chorégraphe française, l'une des voix les plus suivies de la scène actuelle, la recompose avec les danseurs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Un cri d'espoir tenu en vingt-cinq minutes, l'une des respirations fortes de la soirée danse du Carreau du Temple. 

Le Carreau du Temple, 75003
Deux représentations à 17h et 19h, durée 25 min.

8

À la Fondation Louis Vuitton, une nuit pour cinq poètes.

© Tao Hui

Dans l'auditorium dessiné par Frank Gehry, le commissaire Ludovic Delalande compose une soirée croisant vidéos de la collection et lectures de poésie autour de l'amour. Six artistes - Valie Export, Tao Hui, Valérie Mréjen, Youssef Nabil, Anri Sala, Ming Wong - dialoguent avec quatre poètes contemporains : Selim-a Atallah Chettaoui, Rim Battal, Karim Kattan, Nantene Traore. Les élans et les ruptures, dits ensemble.


Fondation Louis Vuitton, auditorium
8 avenue du Mahatma-Gandhi, 75016
De 20h à minuit.

 

9

Romuald Jandolo recoud la nuit au gymnase Japy.

© Arthur Pequin 

Le jeune artiste, dont la pratique se nourrit d'une histoire personnelle d'itinérance, suspend une constellation de silhouettes animées par des moteurs de boules à facettes dans le gymnase Japy. Le capirote des processions de Séville, décontextualisé, y devient un symbole ambivalent, hérité de Goya. L'installation s'inscrit dans le cycle Pardon pour la lumière présenté l'an dernier au Confort Moderne de Poitiers.

Gymnase Japy
2 rue Japy, 75011 Paris
Samedi 19h - dimanche 2h.

10

Mickaël Phelippeau clôt la nuit danse avec Yellow Party.

© Toufik Oulmi 

Au Carreau du Temple, après Leïla Ka et Olivier Dubois, le chorégraphe signe la troisième pièce d'une soirée entièrement consacrée à la danse collective et aux expériences partagées. Phelippeau prolonge ici sa réflexion sur les corps amateurs et les communautés du geste. La halle 1900 reste ouverte jusqu'à deux heures du matin.

Le Carreau du Temple, 75003
Soirée danse de 23h à 2h.