Topographie de l'Art Du 17 novembre 2017 au 12 janvier 2018
Du 17 novembre 2017 au 12 janvier 2018 - Topographie de l'art //
8
Une suite contemporaine
Dialogues dans l’au-delà avec Henri-Georges Clouzot, cette exposition donne la parole à treize artistes contemporains, les invitant à s’enfoncer dans l’œuvre du cinéaste et pénétrer la noirceur des thrillers qui lui étaient chers, pour créer. Dans une conversation surprenante et pluridisciplinaire, les créations se multiplient pour répondre à l’artiste, se servant de son amour pour le mystère, la noirceur, et l’angoisse, mettant en scène des trahisons, des crises paranoïaques, des actes cruels et froids, guidés par l’instinct et les pulsions. Autant de thèmes sombres, pesants, invitant un voile sombre et intriguant sur cette exposition.
Thirteen contemporary artists pay a tribute to Henri-Georges Clouzot, a film director known for his troubled and dark thrillers.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.