Fernand Khnopff

Petit Palais
Du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019

Du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019 -
Petit Palais //

  • Khnopff, Du silence, 1890
  • Knopff, A Fosset, l'entrée du village, 1885
  • Khopff, Un hortensia, 1880
  • Khnopff, Portrait de Mademoiselle Van der Hecht
  • Khnopff, Kinder des Louis Nève
  • Knopff, portrait de Marguerite Khnopff
  • Khnopff, The Mask, with a Black Curtain, c.1909
  • Khnopff, Une aile bleue, 1894
  • Khnopff, Sleeping Medusa ou Méduse endormie
  • Khnopff, I Lock My Door Upon Myself
  • Khnopff, Une Ville morte (avec Georges Rodenbach)
  • Khnopff, Des Caresses
  • Khnopff, Souvenir de Flandres

 

Son nom est peu connu du grand public, et c’est bien regrettable. Les œuvres de Fernand Khnopff marquent pourtant durablement l’imagination. Cet artiste protéiforme et sensible ne laisse en effet pas indifférent : peut-être avez-vous déjà vu l’une de ses toiles les plus célèbres, intitulée Des caresses (1896). Ce tableau à l’huile met en scène un sphinx au corps de guépard et à la figure de femme, lové tout contre un personnage d’homme androgyne. Si les toiles de Khnopff rappellent la douceur, la sensualité ainsi que l’attrait pour un certain mysticisme des préraphaélites britanniques, ces dernières nous frappent par leur modernité et leur symbolisme. Cet incroyable accrochage, de près de cent cinquante pièces, nous fait pénétrer dans la maison-atelier du maître belge, en commençant par le vestibule de son atelier, recréé pour l’occasion. Des diffuseurs de parfums, des écoutes de poèmes de Mallarmé notamment, ainsi qu’un « salon symboliste », sorte de salon littéraire de l’époque, vous transporteront dans l’univers de ce peintre secret et introspectif, qui tire une grande partie de sa puissance artistique de son environnement, que ce soit son entourage familial, la nature ou la ville de Bruges, dans laquelle il a vécu jusqu’à ses six ans. On découvre ensuite ses nombreux portraits, qui immortalisent sa mère ou sa sœur Marguerite, son modèle fétiche et sa muse. Toujours graves et sérieux, ces tableaux sont pourtant loin d’être austères : l’impressionnant travail sur la couleur, que Khnopff opère subtilement, donne vie aux modèles, enfants et femmes en premier lieu. Contrairement à son contemporain Klimt, le Belge peint un certain « éternel féminin » vaporeux et onirique. D’ailleurs, l’obsession de ce dernier pour l’énigmatique et les songes délicats, et non pas tourmentés, est symbolisée par les apparitions récurrentes d’Hypnos, le dieu du sommeil... Cela faisait quarante ans qu’aucune rétrospective parisienne n‘avait été consacrée à ce peintre graveur, sculpteur et metteur en scène : qu’attendez-vous pour le (re)découvrir ?

Khnopff was a Belgian master of symbolism and his mysterious paintings still capture our imagination. Expect fragrant surprises in this fantastic retrospective.