La fabrique du luxe - Les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle

Musée Cognacq Jay
Du 29 septembre 2018 au 27 janvier 2019

Du 29 septembre 2018 au 27 janvier 2019 -
Musée Cognacq-Jay //

  • Nicolas et Jean-Baptiste Raguenet "La Joute des mariniers, entre le pont Notre-Dame et le pont au Change". 1751.
  • Jean-Antoine Watteau (1684-1721). "Etude pour les deux figurines d'emballeurs de l'enseigne de Gersaint". Dessin, 1720.
  • Claude Charles Saunier. "Guéridon en forme d'athénienne en chêne, tablette d'entrejambes et socle triangulaire, plateau en laque noire à décor floral, bronzes dorés, (vue d'ensemble sur fond clair). Bois, laque et bronze, 1775-1780.
  • Johann-Joachim Kaendler et Peter Reinicke. "Eléphant portant un pot-pourri (vue de côté)".
  • François Boucher (1703-1770). "Le Repos des nymphes" ou "Retour de chasse de Diane". Huile sur toile, 1745.
  • Coffret-nécessaire surmonté d'une montre en imitation d'agate et or, attribué à James Cox, orfèvre anglais et Granthom, horloger anglais. IIème moitié du XVIIIème siècle.
  • Coffret-nécessaire surmonté d'une montre en imitation d'agate et or, attribué à James Cox, orfèvre anglais et Granthom, horloger anglais. IIème moitié du XVIIIème siècle.
  • Boîte en or et pierres dures vue du dessus), par Johann-Christian Neuber (maître en 1762). 1770-1780.
  • Chine. Phénix ou Fong Hoang posé sur un rocher. Porcelaine, bronze doré, 1750.

 

C’est une magnifique plongée dans l’histoire du luxe parisien que le Musée Cognacq-Jay nous offre avec cette exposition. Re-contextualisons la chose : le terme de marchand mercier se réfère étymologiquement à un « vendeur de marchandises », c’est au XVIIIe siècle qu’il prend enfin le sens de « marchand d’art ». A l’époque, les marchands merciers représentaient l’une des plus importantes corporations de Paris, aussi bien en termes de nombre que de pouvoir. On décèle en ce groupe les prémices d’une fabulosité qu’on peut aisément lier au monde très fermé des marchands d’art et galeristes d’aujourd’hui. Ainsi, au détour des pièces elles-mêmes somptueuses de l’ancien hôtel particulier qu’est le musée Cognacq-Jay, vous pourrez admirer des pièces d’artisanat éblouissantes. Des horloges aux finitions faites d’or, aux boîtes à bijoux recouvertes de pierres précieuses de toutes les couleurs, chaque pièce est un écrin de savoir d’antan et de luxe à l’état pur. La parfaite conservation de ces objets d’exception leur confère une beauté qui traverse les âges et les époques tout en rapportant un souvenir de feu leurs propriétaires. Ces objets centenaires témoignent d’une grande dextérité dans la confection d’objets si fastueux : une maîtrise parfaite du travail des pierres et métaux précieux, assez peu répandue dans une époque où la grande industrie est en plein essor. Cette bulle de création parisienne démontre un engouement déjà prépondérant pour cet univers privilégié. C’était à Paris que la création et la vente de ces objets commençaient. Paris s’érige dès cet instant en tant que capitale mondiale de la mode et du luxe. Une exposition riche et très bien documentée qui ne manquera pas de fasciner tous les amateurs du « luxe à la parisienne ».

The exhibition get you into the fabulous story of the parisian luxury industry in the XVIIIth century.

L'expo en photos

  • Vue de l'exposition La Fabrique du Luxe - Musée Cognacq-Jay (49)
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  • Vue de l'exposition La Fabrique du Luxe - Musée Cognacq-Jay (2)
  • Vue de l'exposition La Fabrique du Luxe - Musée Cognacq-Jay (1)

 

Qui sont les ancêtres des marques Vuitton, Hermès, Dior ou Chanel ? Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait le luxe ? Eh bien c’est le pari ambitieux du magnifique musée Cognacq-Jay dans cette nouvelle exposition sur la Fabrique du Luxe, nous replonger aux sources du luxe parisien. Ici nous partons à la rencontre des marchands merciers, des « Marchands de tout et faiseurs de rien », comme les décrivait Diderot, qui constituaient l’une des corporations parisiennes les plus importantes au XVIIIe siècle. Ils étaient à l’époque à la fois marchands d’art mais aussi créateurs de tendance, designers, décorateurs… Ils sont des piliers de la haute aristocratie pour qui rien n’est trop beau, ils dirigent un réseau d’artistes à l’international, passant commande aussi bien après de Lyon que de la Chine… C’est la mondialisation avant l’heure. Et c’est surtout l’époque qui fera de Paris la capitale mondiale de la mode et du luxe, car ces marchands vont savoir propager le goût français pour faire la réputation mythique de Paris. Une centaine d’œuvres d’art somptueuses, vases, commodes, coffres à bijoux et autres remarquables pièces d’art, sont exposées ici aux côtés de documents et d’archives illustrant les origines du luxe à la parisienne. On y découvre que ces marchands merciers remarquablement précurseurs ont inventé la publicité et le marketing bien avant qu’on ne commence à mettre des mots dessus, ils embauchaient d’ailleurs des dessinateurs de talent comme Boucher ou Watteau par exemple pour scénariser les décors des boutiques ou faire des affiches… Ils ont œuvré au développement de marques, de contrats d’exclusivité ou de réclames.

Vous pourrez admirer des pièces d’artisanat éblouissantes, des horloges aux finitions en or, des boîtes à bijoux pavées de pierres précieuses, rien n’est trop beau, on est ébloui par une telle maîtrise artisanale, des objets centenaires dans un si bel état de conservation, d’un faste fracassant. C’est la naissance du luxe à l’état pur et de son essor.