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Sebastião Salgado - Déclarations

Jusqu'au 11 novembre 2019 -
Musée de l'Homme //

Nous venons de fêter les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, un texte ô combien important signé, ici par 50 états, au Palais de Chaillot – alors siège de l’ONU – le 10 décembre 1948. C’était il y a 70 ans.

Evidemment, le musée de l’Homme, se devait de commémorer en cette place hautement symbolique, la signature de cette déclaration. Pour cela, il convoque le photographe franco-brésilien, Sebastião Salgado, illustre photographe humaniste, dont les clichés sont mondialement connus. Ici une trentaine d’œuvres, tirées en très grand format, qui illustrent certains des articles de la déclaration, tels que le droit à l’asile, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, le droit au travail, et d’autres encore. Ce sont 40 ans de carrière qui se racontent dans des clichés à couper le souffle, pris dans 20 pays, de l’Afghanistan à la Tanzanie, du Brésil à l’Éthiopie, l’Inde, le Kenya, le Rwanda, la Somalie ou le Soudan. Face à ces images puissantes, écrasantes presque, sublimées par un noir et blanc d’une pureté absolue, ne restent que les Hommes, leurs terres, leurs droits… ou leur absence de droits. Autant d’images que de témoignages émouvants qui incarnent la nécessité de défendre au quotidien les droits énoncés dans la Déclaration universelle. On oublie instantanément la lumière ou la palette de tons, ce qui frappe ici c’est la photographie d’un décalage entre les différents articles de ce texte à portée universelle et la situation mondiale qui s’impose. A l’heure des célébrations de ce 70ème anniversaire, les photographies de Salgado réveillent les consciences et rappellent s’il en était besoin l’importance de continuer à se battre pour nos valeurs d’Humanité : car cette déclaration n’est pas une loi. Elle n’a jamais été votée, même si elle reste une référence mondiale. Elle peut gêner, déranger, et être ignorée, voire bafouée sans représailles ou presque. Approchez-vous et admirez – l’expression semble bien décalée – ces 400 bébés abandonnés face aux gratte-ciel de São Paulo, ces paysans sans terre et leurs 17 cercueils, victimes de la police militaire brésilienne, ces images poignantes des camps de réfugiés rwandais, les ruines de Kaboul, ou ces immigrés africains qui se font expulser de leur foyer… pas besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour ramener des images fortes nous dit Salgado. Ses œuvres sont considérées comme des trésors de l'humanité, belles par leur lumière et leur composition certes, mais surtout pour la dignité des gens. On rappelle que Sebastiao Salgado, photographe humaniste, voyageur infatigable, acteur environnemental engagé, est aujourd’hui l’une des plus grandes signatures du photojournalisme, « Ambassadeur pour l’UNICEF », « Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en France », « Chevalier de la Légion d’Honneur » en France. Une exposition belle et percutante comme on les aime.

  • © S. Salgado
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  • @ Arts in the City
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C’était il y a 70 ans : le 10 décembre 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme fut signée au Palais de Chaillot. Quelles valeurs représente-t-elle dans notre société aujourd’hui ? Afin de célébrer ce texte universel et d’appréhender son importance actuelle, la saison « En Droits ! » du Musée de l’Homme réinterroge ses principes fondamentaux à travers des débats et des expositions. Parmi ces dernières, impossible de passer à côté de l’accrochage de Sebastião Salgado. Le photographe humaniste franco-brésilien a choisi parmi ses clichés pris au fil de 40 ans de carrière, et dans une vingtaine de pays du monde, les tirages argentiques révélateurs de ces fondements : chacun illustre de manière percutante et juste, un article de la Déclaration. Ainsi, Le Camp de Kibeho (1995) reflète le droit à l’asile, Moment de prière dans les dunes de sable à Maor (2009) incarne la liberté de conscience et de religion, tandis que Le centre de la Fondation pour le bien-être de l’enfance à Sao Paulo (1996) porte sans nul doute l’article premier de ce texte approuvé par les 58 états membres : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Une exposition plus qu’au goût du jour, au vu de l’actualité mondiale, et des images qui témoignent de notre devoir à défendre ce texte qui nous rassemble tous, en fraternité.

The Universal Declaration of Human Rights has been signed in 1948. Discover Sebastião Salgado’s work which illustrates each article of this fundamental text with his photos.

Nos photos de l'exposition :

  • © Arts in the city
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