L'envol - Aller plus haut

La Maison Rouge
Du 16 juin au 28 octobre 2018

Du 16 juin au 28 octobre 2018 -
La Maison Rouge //

  • Alexandre Rodtchenko, Un saut, 1934.
  • Lucien Pelen, Chaise#2, 2005.
  • George Méliès, Le voyage dans la lune - Le clair de terre - (10ème tableau), 1930
  • Dellschau Charles August Albert, Sans titre, 1901
  • Domsic Janko, Sans titre, 1619
  • Lucien Clergue, Funambule traversant le rhône atelier, Arles, 1955
  • Yves Klein, Le saut dans le vide, 1960
  • Agnès Geoffray, Metamorphose II, 2015
  • Philippe Ramette, Lévitation rationnelle, 2002
  • Henry Darger, Young Rebonna Dorthereans - Blengins - Catherine Isles, Female, One whip-lash-tail, 1920-1930
  • Widener George, Sunday’s Crash, 1786

 

Qui n’a jamais fait le rêve de s’envoler ? De survoler la ville et les forêts, de se confondre totalement avec le ciel, ne faisant plus qu’un avec les nuages comme si plus rien ne pouvait l’atteindre ? Les 130 artistes réunis pour ce qui sera la dernière exposition de la Maison Rouge – fondée par l’amateur d’art engagé Antoine de Galbert – s’essayent ici à défier l’apesanteur : questionner son mythe, mais aussi sa réalité scientifique. Car s’envoler signifie aussi s’élever – culturellement ou personnellement – et acquérir par cette évolution, une nouvelle liberté ainsi qu’un point de vue changé sur le monde, résultat d’une prise de distance certaine. Tous les moyens sont bons pour y parvenir : astuces bricolées ou machines élaborées, saut de l’ange ou funambulisme, danse effrénée, drogue hallucinante, mais par-dessus tout, l’art. Qu’ils soient danseurs (Loïe Fuller), artistes-ingénieurs (Panamarenko), artistes-instrumentistes (Stéphane Thidet) ou créateurs de vaisseaux spatiaux (Karl Hans Janke), la majorité des esprits créatifs ont tenté l’expérience, parfois une erreur – une folie – ou une contribution considérable à la recherche scientifique. Brassaï, Dalí, Fellini, Klein, Méliès, Hergé, Rodin – pour n’en citer que quelques-uns – comptent parmi ceux qui dévoilent dans cette exposition d’art moderne et contemporain, leurs installations, films, documents, peintures et sculptures sur ce thème universel. Des photographies de sauts prises sur le vif, des croquis du Voyage dans la lune (1902), des plans d’avion légèrement douteux et des installations trahissant notre besoin de toucher les étoiles, le chapitre clôturant l’histoire de la Maison Rouge se fait poétique, un brin surréaliste, mais sans aucun doute incorrigiblement optimiste : l’envol, le voyage ou la fuite comme dernier recours, paroxysme du déni, au risque de s’y brûler les ailes.

For its last exhibition, the Maison Rouge presents the artistic representation of flight, from Icare to contemporary artists like Yves Klein or Hergé.