Exposition Pixels botaniques de Miguel Chevalier au Musée de la Seine-et-Marne
Musée de la Seine-et-Marne Jusqu’au 30 novembre 2025
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Quand les jardins deviennent des pixels. Et si demain, les herbiers n’étaient plus faits de feuilles séchées, mais de pixels en floraison? Au musée de la Seine-et-Marne, Miguel Chevalier nous invite à pénétrer dans un jardin d’un genre nouveau : un monde végétal entièrement recréé par le numérique. Pionnier de l’art virtuel depuis la fin des années 1970, l’artiste imagine ici une nature en suspension, libre de muter, de s’hybrider, de proliférer à l’infini. Herbiers éclatants, flores artificielles, paradis rêvés : au fil de l’exposition, le vivant prend une autre forme. Les algorithmes remplacent la génétique, les racines se fondent en réseaux de pixels, et la lumière devient matière première.
Sous l’apparente douceur de ces paysages numérisés, Miguel Chevalier interroge subtilement notre avenir : quelle place pour le végétal dans un monde de plus en plus maîtrisé, conditionné, artificialisé ? Ces plantes fantastiques, superbes et inquiétantes, révèlent autant qu’elles célèbrent la fragilité du vivant. Un voyage hypnotique entre art, science et poésie, où le musée se transforme en serre virtuelle, et où chaque fleur, chaque pixel semble murmurer la même invitation : préserver le vivant avant qu’il ne s’efface.
Musée de la Seine-et-Marne Jusqu’au 30 novembre 2025
17 avenue de la Ferté-sous-Jouarre, 77750 Saint-Cyr-sur-Morin
Tous les jours (sauf le samedi) de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30 (18h en juillet), mer. de 10h à 12h30, fermeture : 1er mai, août
Tarif : 7 € - TR : 5 € - Gratuit -26 ans
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Cette semaine, Paris est traversée par le surréalisme. Il grimpe les hauteurs de Montmartre, slalome jusqu'à la rue Vaneau pour finalement se perdre dans les allées du jardin du Luxembourg.
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