Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

Grayson Perry - Vanité, Identité, Sexualité

Du 19 octobre au 3 février 2019-
Monnaie de Paris //

  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson Perry, 2017 © Thierry Bal
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Richard Ansett
  • Richard Ansett
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice
  • Grayson PerryMatching Pair, 2017Glazed ceramicDiptych, each: 105 x 51 cm41 3/8 x 20 1/8 in© Grayson PerryCourtesy the artist and Victoria Miro, London / Venice

 

Au vu des noms des tapisseries réalisées par Grayson Perry, on pourrait croire à une série sur le Nouveau Testament. Pourtant, face à ces œuvres, le doute s’efface instantanément : couleurs vives, formes explosives et vocabulaire pop, l’artiste britannique aime manier avec ironie les codes religieux mais aussi sociaux et identitaires. Même refrain sur ses productions en céramique, en métal ou sur ses gravures. Ici, le sarcasme est l’arme numéro une pour réfléchir à ces questionnements universels, notamment ceux sur le genre. Pour cela, le plasticien n’hésite pas à bousculer sa propre masculinité – en sa définition traditionnelle – en devenant, lui et son alter ego Claire, une œuvre d’art propre. Comme une illustration des paroles du chanteur Eddy de Pretto ou des mots de l’écrivain Edouard Louis, Grayson Perry montre par son esthétique excentrique – comme les Anglais – l’effet destructeur de ces « virilités abusives ». L’artiste contemporain partage ainsi en dix chapitres thématiques sa réflexion sur cette condition genrée, à travers ses œuvres phares, régulièrement exposées dans les musées londoniens. Pour sa première exposition monographique en France, il réunit tous les médiums qu’il aime prendre comme support pour ses revendications, depuis ses fameux vases amorcés dans les années 1980. Une problématique certes loin d’être catholique, mais furieusement dans l’air du temps et qui proclame “Vanité, identité, sexualité” comme un nouvel hymne, ou une nouvelle Sainte Trinité.

This is the first solo exhibition in France by the British artist Grayson Perry who works ceramics and tapestry to offer an ironic look at gender and sexuality topics.



Requiem pour les Barthélemy