Dunkerque - Un autre œil, d'Apollinaire à aujourd'hui

Du 22 septembre 2018 au 24 mars 2019 -
LAAC de Dunkerque //

 

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Chercher dans les contradictions une unité, dans les différences apparentes, une harmonie. Tel est le but de la nouvelle exposition du LAAC de Dunkerque qui propose une lecture inédite de sa collection de peintures de la seconde moitié du XXe siècle. Mais quel cheminement a conduit le commissaire à cette démarche atypique ? C’est face à trois toiles de 1913, exposées côte à côte à l’Albright-Knox Museum de Buffalo que la pensée de ce dernier s’éclaira. Vassily Kandinsky, Fernand Léger et Robert Delaunay : trois peintres à la production radicalement différente se retrouvaient pourtant juxtaposés, non sans raison. Il réalise alors que les artistes d’une même génération, bien que leurs styles se contredisent, sont indéniablement reliés par un point commun : la volonté de répondre aux interrogations laissées en suspens par leurs prédécesseurs. Et la peinture d’Après-guerre est riche en propositions. Que ce soit par l’Expressionnisme, le Cubisme, l’Abstraction ou le Surréalisme, les mouvements se coordonnent ainsi, malgré leurs disparités, par cette tentative de réponse. Avec 150 œuvres signées Alechinsky, Arman, Villeglé, Max Ernst ou encore André Masson, l’exposition offre de ce fait un autre regard sur la production du siècle dernier et un écho avec l’art contemporain qui poursuit lui aussi, dans ses manifestations variées, les recherches artistiques de la génération passée.

L'expo en photos :

 

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C’est une exposition exceptionnelle que nous propose le LAAC Dunkerque, une nouvelle lecture de l’art du XXesiècle qui commence après 1945. Jean TinguelyJean Dubuffet, Arman et Claude Viallat, Daniel Spoerri, César, Ernst, Hans Hartung, François Morellet… Tous les grands noms de l’art sont tous réunis en 150 œuvres exceptionnelles, des œuvres rarement voire jamais présentées au public. Une exposition qui tisse des liens inattendus entre les artistes et leurs chefs-d’œuvre, et renouvelle notre regard sur les mouvements artistiques. Et là où elle nous interpelle, c’est dans sa manière de faire dialoguer des œuvres d’une diversité incroyable, de les réunir au-delà de leurs contradictions apparentes et de recréer des unités surprenantes nées du paradoxe de leur différence. Une harmonie dans l’opposition.

A l’origine de cette thématique originale d’exposition, le choc du commissaire face à trois peintures fondamentalement différentes toutes datées de la même année : 1913. Des toiles respectivement signées Kandinsky, Fernand Léger et Robert Delaunay. Un choc autant qu’une révélation. Chaque œuvre est l’héritage de ses prédécesseurs, chaque artiste répondant à sa manière aux questions laissées par la génération précédente. Une lecture nouvelle de ce siècle passé, qui nous est pourtant encore si proche, faite de résistance, d’espoir, de combats, de révoltes et de beaucoup de passions, qui malgré leurs apparentes contradictions tissent des liens inattendus.

 


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