La collection Courtauld

Fondation Louis Vuitton
Du 20 février au 17 juin 2019

C’est confirmé, l’exposition de la collection Courtauld à la Fondation Vuitton est bien l’une des plus exceptionnelles de l’année. Une exposition bluffante, émouvante même, comme on en voit rarement.

Alors pourquoi une telle émotion ? Clairement pour l’enchainement de chefs-d’œuvre qu’on va pouvoir y admirer. Ces toiles, on ne les avait jamais vues en France, en tous cas pas depuis plus d’un demi-siècle. Mais ce qui nous éblouit ici, ce n’est pas tant la rareté de ces chefs-d’œuvre que leur notoriété mondiale. Car ces tableaux, on les a tous déjà vus… mais jamais en vrai. En carte postale, dans des livres, à la télévision... 110 œuvres, 110 chocs, 110 émotions et bien plus.

  • Vue de l'exposition La collection Courtauld, Fondation Louis Vuitton, Paris (72)
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Manet, Seurat, Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Renoir, Degas, Modigliani, Pissarro, Sisley, Monet, Toulouse-Lautrec, Bonnard, le Douanier Rousseau, tous les plus grands maîtres de l’impressionnisme sont là. Et là encore, pas juste une accumulation de noms, mais l’accrochage de leurs plus grands chefs-d’œuvre. On avait été conquis par l’exposition de la collection Chtchoukine, on est subjugué par celle de Courtauld. Comment ce collectionneur anglais a-t-il pu constituer une telle collection outre-atlantique ? Samuel Courtauld est un philanthrope, un mécène passionné qui va faire découvrir l’Impressionnisme au Royaume-Uni en en acquérant les œuvres les plus iconiques, alors-même que leurs artistes viennent de s’éteindre. Il lui faudra 8 ans seulement pour réunir des chefs-d’œuvre inestimables, sans doute la plus belle collection impressionniste au monde. Ici nous allons même pouvoir pénétrer dans les salons de sa résidence londonienne, Home House, reconstitués dans des tons noirs et blancs comme un arrêt sur image impressionnant. Tout s’arrêtera en 1931 au décès de sa femme Elizabeth. Alors ici, on se perd, on prend son temps, on butine avec un immense bonheur, on s’approche de près, pour enfin saisir l’insaisissable, ici face au bar aux Folies-Bergère (1882) de Manet, sa dernière œuvre majeure, avec son troublant jeu de miroirs qui nous met face à cette serveuse et à son client. Le "Déjeuner sur l'herbe" (1863) s’expose aussi, une esquisse nous dit-on mais n’importe quelle esquisse, tout y est, c’est l’œuvre avant l’œuvre. Sublime. Vient le temps des Monet, comme avec cette vue du Golfe Juan à Antibes, qui côtoie des représentations de la "Gare Saint-Lazare" ou un "Pont en réparation à Argenteuil". Rencontre avec Renoir et sa célébrissime « Loge » (1874), qui sera présentée à la première exposition des Impressionnistes, l’un des achats les plus chers de Courtauld. Seurat et son pointillisme naissant puis affirmé avec notamment cette jeune femme se poudrant, seul portrait du peintre représentant sa compagne. Regardez bien dans le miroir, le peintre a remplacé le reflet de son visage par un pot de fleurs. Et puis il y a les Cézanne aussi, dont Courtauld était l’un des plus grands admirateurs. Il en avait acquis 13 œuvres, le plus grand ensemble d'œuvres du peintre au Royaume-Uni, dont une remarquable "Montagne Sainte-Victoire au grand pin", une des cinq versions des "Joueurs de cartes", un "Homme à la pipe". Gauguin se joint évidemment à l’accrochage, là encore avec une œuvre majeure, "Nevermore" (1897), peinte à Tahiti comme un ultime cri du cœur contre la corruption de la colonisation. Degas aussi et ses danseuses ou son bain, Toulouse-Lautrec au Moulin Rouge, … Le meilleur pour la fin ? L’un des 43 autoportraits de Van Gogh, celui à l’oreille bandée de 1889, la première œuvre de Vincent Van Gogh dans les collections nationales britanniques. Sans oublier notre coup de cœur, « Champ de blé, avec cyprès », un paysage tourmenté qui vu en vrai, risque bien de vous bouleverser tant l’artiste y a mis son âme, ses souffrances, son amour et sa passion.

  • Edouard Manet, Bar aux Folies-Bergère, 1882. The Courtauld Gallery (The Samuel Courtauld Trust), London © The Samuel Courtauld Trust, The Courtauld Gallery, London
  • Vincent van Gogh, Autoportrait à l'oreille bandée, 1889.
  • Amedeo Modigliani, Female Nude, vers 1916
  • Paul Gauguin, Nevermore, 1897
  • Claude Monet, Antibes, 1888

 

Il est grand temps d’enterrer la hache de guerre avec nos voisins britanniques. Il suffit de visiter cette exposition exceptionnelle, mettant à l’honneur pour la première fois depuis soixante ans la collection de l’homme d’affaires anglais Samuel Courtauld, pour en être convaincu. Cet amateur d’art et francophile, qui, comme son patronyme l’indique, est d’origine française, développera l’une des plus belles collections d’art (post)impressionniste français en Angleterre. L’industriel, qui jouera aussi un rôle déterminant dans la reconnaissance du peintre Paul Cézanne outre-Manche, acquiert en l’espace de dix ans des chefs d’œuvre de Manet, Van Gogh, Renoir, Gauguin, Georges Seurat, Toulouse-Lautrec ou encore Degas. C’est grâce à d’ambitieuses rétrospectives dédiées à l’art français que cet industriel fortuné développe son goût pour les toiles impressionniste dans le Londres des années 1920. Dès lors, il n’aura de cesse de se rendre à Paris pour enrichir sa collection. Sa passion le transforme très vite en mécène et ce dernier s’engage auprès de la National Gallery pour promouvoir l’acquisition de ces peintures, alors absentes du musée... Quelle joie de pouvoir découvrir en France cette splendide collection !

Samuel Courtauld was an art lover and francophile. Discover his stupendous collection of French impressionist and post impressionist paintings.

Une oeuvre décryptée