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Jean-Michel Coulon : Une vie pour la peinture : 1920 - 2014

Du 18 janvier au 2 mars 2019 -
Maison des Arts de Châtillon //

  • Jean-Michel Coulon, une vie pour la peinture : 1920 -2014
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Jean-Michel Coulon est une énigme dans le monde de l’art. C’est donc une grande chance de pouvoir découvrir cet artiste hors du commun à travers soixante œuvres représentatives de son art. Coulon peint depuis qu’il est enfant, et, comme pour l’encourager sur cette voie, une rencontre surprenante marque son adolescence : Picasso en personne. Le jeune Coulon lui montre un dessin personnel représentant la Sainte-Chapelle et, surprise, le maître demande à garder le dessin ! Coulon refuse alors et s’enfuit en courant. Cette anecdote préfigure avec justesse le destin secret du peintre, ainsi que sa fascination pour l’abstraction et la couleur… Dans les années 1940, il fait la rencontre de Nicolas de Staël, qui étudie la peinture auprès de Fernand Léger. Coulon est introduit dans le cercle de la deuxième École de Paris (mouvement artistique d’après-guerre) et connaît les honneurs d’une exposition collective, puis personnelle, à la galerie parisienne Jeanne Bucher en 1949 et 1950, alors qu’il a trente ans. Cette même année, il participe à une exposition collective new-yorkaise qui présente ses œuvres ainsi que celles de Mark Rothko, Fernand Léger, Pierre Soulages, Jean Dubuffet ou Jackson Pollock. Cette année charnière aurait pu être le début d’une carrière artistique sous le feu des projecteurs, mais il en sera autrement : Coulon n’exposera plus qu’en 1971 à Bruxelles, et peindra en secret. Ce n’est qu’à sa mort que sa famille découvre 800 peintures et collages entreposés dans son atelier, qu’il ne laissait visiter personne d’autre que lui. Ce voyage émouvant dans l’art de la couleur, de la matière et de la juxtaposition, que Coulon maniait avec tant de grâce et de détermination, est splendide.

Sixty of Jean-Michel Coulon’s masterpieces are exhibited allowing us to discover the painter intimate work, as he did not show his artwork since the 1970s in Brussels and 1950s in Paris.

L'expo en photos :

  • © Arts in the City
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  • Vue de l'exposition Coulon, Maison des Arts de Châtillon, Châtillon (27)
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  • Vue de l'exposition Coulon, Maison des Arts de Châtillon, Châtillon (31)
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C’est une très belle histoire que nous raconte la Maison des Arts de Châtillon, aux portes de Paris, celle de l’un des artistes les plus secrets. Son nom ne vous parlera donc pas forcément… Mais son histoire et ses œuvres devraient vous bouleverser. Jean-Michel Coulon. Jeune adolescent, il est repéré par Picasso en personne, qui lui demande s’il veut bien lui offrir sa toile. Le jeune Jean-Michel refuse, et s’enfuit en courant. C’est un peu l’histoire de sa vie. Un talent immense, qui dès qu’il est un peu trop sous les projecteurs, fait peur et suscite chez l’artiste une irrépressible envie d’isolement. C’est à nouveau le cas, dans les années 40, il a 20 ans, et il expose déjà aux côtés de Braque, Klee, de Staël et Kandinsky. A 30 ans, il expose à New York, entouré par Rothko et Soulages, Léger, Dubuffet et Pollock… Puis… plus rien. Une étoile qui contre toute attente, d’un coup, se coupe du monde. Silence sur les ondes. Que s’est-il passé ? On évoque la disparition de ses deux jeunes frères, l’un fusillé par les Allemands pendant la guerre, l’autre aviateur s’écrasant en mission dans les années qui suivirent ; on parle de l’incendie qui a dévasté son atelier en 1955… Peu importe en réalité. Coulon aime le rapport intime et exclusif à la peinture. Il ne peint pas pour les autres, et encore moins pour la reconnaissance ou la gloire, il peint pour l’amour de l’art. Il ne laisse personne entrer dans son atelier, véritable antre de création.

L’artiste développe en secret une œuvre abstraite cohérente et puissante, avec une écriture résolument géométrique, peinte au couteau, travaillant la couleur à vif. Ses quadrillages s’apparentent à des mosaïques irrégulières, certains y verront des motifs de vitraux, des maillages urbains ou des champs vus du ciel.

Des œuvres d’un lyrisme contenu, absolument non figuratives mais qui puisent pourtant leurs inspirations du monde réel, les couleurs métalliques des villes dans lesquelles l’artiste se rend, la grisaille urbaine, les teintes argileuses aussi… Une œuvre invisible et mystérieuse, qui ne sera découverte par sa fille qu’à sa mort – en 2014. Elle découvrira alors avec stupeur, émerveillement et une immense émotion, 800 huiles et collages laissés par un père qui de son vivant, n’avait jamais laissé percer le mystère de sa peinture. Ici c’est une révélation, une cinquantaine de ses créations jamais vues du public auparavant, des années 1940 aux années 1990, qui nous font approcher au plus près de l’une des plus belles énigmes du monde de l’art.


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