LYON // Sounding new : œuvres sonores de la collection
Musée d'Art Contemporain de Lyon Du 8 mars au 7 juillet 2019
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Pleins feux sur les sonorités ! Avec l’arrivée du printemps vient le renouveau. Et pour cela, rien de tel qu’une exposition originale, toute en musique… Les œuvres sonores (et visuelles) de dix-sept artistes vous attendent, pour une visite poétique et insolite, avec, comme œuvre phare de cet impressionnant corpus, Rainforest V (Variation on 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics. Comme son nom l’indique, chaque sculpture émet un son et une musique différente qui rappellent l’atmosphère mystérieuse d’une forêt vierge. Son auteur, le pianiste américain David Tudor, raconte que « l'idée de cette œuvre est née de la vision en rêve d’un orchestre de haut-parleurs, dont chacun était aussi unique que n’importe quel instrument de musique ». Le lien entre les arts sonores et visuels n’est pas nouveau, et de nombreux artistes contemporains s’y sont frottés depuis les années 1960. Pourtant, rares sont les accrochages qui mettent en avant cette forme d’expérimentation originale, qui décloisonne les disciplines artistiques. Il faut dire que les artistes qui font légion dans le domaine sont anglophones. Ces compositeurs charismatiques sont aussi des passionnés d’art, d’où leur attrait pour les arts plastiques. Venez vite découvrir ces créations multisensorielles, souvent inédites en France !
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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