2 surprise

Nouvelle présentation des Collections

Jusqu'au 31 décembre 2019 -
Musée Yves Saint Laurent //

  • © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier
  •  © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier
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  • © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier
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  •  © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier
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  •  © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier
  • © Yves Saint Laurent, photo Thierry Ollivier

 

Plus de cinquante nouveaux modèles haute couture inédits rejoignent la collection du Musée Yves Saint Laurent ! Les visiteurs auront ainsi le plaisir de redécouvrir les célèbres robes Mondrian, devenues de véritables emblèmes des années 1960 dans l’inconscient collectif. Ces robes alors révolutionnaires s’inspirent directement de toiles : les artistes Serge Poliakoff et Piet Mondrian sont mis à l’honneur avec les « canevas mouvants » que créée le couturier parisien. Ces robes épurées, aux formes géométriques, font sensation par le lien fort qui se crée entre l’art et la mode, deux formes d’art visuel. Yves Saint Laurent pressentait d’ailleurs déjà en 1931, trois décennies auparavant, l’alchimie possible entre le monde de la mode et celui de l’art : « Non seulement la mode est le fidèle miroir d’une époque, mais elle est une des plus directes expressions plastiques de la culture humaine. ». Tous les médias s’empressent alors d’encenser les créations du grand couturier, la modernité étincelante et l’audace de ce dernier se révélant au monde entier. Le succès est tel que ses robes seront extrêmement copiées, notamment de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, et leur renommée participe activement à la redécouverte de l’œuvre du peintre hollandais Mondrian, décédé en 1944.

Saint Laurent doit donc beaucoup à ces deux peintres avant-gardistes, et avouait : « Poliakoff et Mondrian m’ont apporté un rajeunissement et un rafraîchissement extraordinaires : ils m’ont appris la pureté, l’équilibre. ». Cette série de robes marque pour le créateur le début d’un vrai dialogue avec l’art, en tirant son inspiration des œuvres de Pablo Picasso, Vincent van Gogh, Georges Braque, Henri Matisse, Fernand Léger ou Pierre Bonnard. Sa collaboration avec le sculpteur Claude Lalanne à l’occasion de sa collection automne-hiver 1969 est mémorable pour ses fantastiques bijoux-sculptures (tiares, colliers ras-de-cou) et ses robes comme moulées dans l’or ou le bronze. Saint Laurent est aussi inspiré par les grands classiques : l’exposition nous invite à découvrir le lien entre les broderies d'une robe de soir de la collection automne-hiver de 1997 et les peintures d’Hans Holbein, la robe de mariée de la collection haute couture automne-hiver de 1989 et les représentations de la Vierge par Botticelli, etc.

Enfin, une nouvelle section est pour la première fois entièrement consacrée à la photographie de défilés de mode ! C’est le photographe Claus Ohm qui a été choisi pour ses clichés somptueux en plan rapproché (permettant ainsi de mieux admirer les détails d’une tenue, les bijoux et les accessoires) et son attachement à la maison Saint Laurent, puisqu’il collaborera avec la maison de couture de 1976 à 1997.

Ce que le musée en dit :

Le Musée Yves Saint Laurent Paris présente une sélection inédite de cinquante modèles haute couture. Au-delà des grands thèmes structurant l’œuvre du couturier, le nouveau parcours aborde particulièrement deux créations majeures d’Yves Saint Laurent : les célèbres robes Mondrian (automne-hiver 1965) et les robes réalisées en collaboration avec l’artiste Claude Lalanne (automne-hiver 1969).

Pour son nouvel accrochage, le Musée Yves Saint Laurent Paris consacre une importante section à la présentation de la collection automne-hiver 1965 qui a durablement marqué l’histoire de la mode. Qualifiée de « Révolutionnaire », elle propose un style moderne et avant-gardiste qui s’appuie principalement sur une série de robes, inspirées du peintre Piet Mondrian (1872-1944).

Ces robes vont dès lors modifier les liens entre la mode et l’art, en transformant un tableau en une œuvre animée. En affirmant sa volonté de se confronter aux artistes fondamentaux de la modernité, Yves Saint Laurent participe à la popularité du peintre hollandais jusqu’alors peu connu du grand public. Aujourd’hui ces robes iconiques ont pénétré le champ de la culture populaire jusqu’à devenir l’objet de réinterprétations par les artistes contemporains dont certaines œuvres sont présentées dans le parcours.

Cinquante ans après la présentation de l'automne-hiver 1969, le Musée Yves Saint Laurent Paris met à l’honneur la collaboration entre Yves Saint Laurent et Claude Lalanne, qui débute avec deux robes particulièrement marquantes de cette collection.

Pour cette première contribution, elle réalise des moulages de la poitrine et du ventre du mannequin Veruschka. Les cuirasses anthropomorphes en cuivre galvanisé viennent orner deux robes de mousseline vaporeuse, bleue et noire qui appartiennent à un registre nouveau, un mélange de sculpture et d’ornement de parure unique en son genre.

La collaboration se poursuit avec la création de nombreux bijoux-sculptures réalisés entre 1969 et 1983.Véritables œuvres d’art, les bijoux créés par Claude Lalanne pour les collections d’Yves Saint Laurent contrastent, par la pureté et la légèreté de leur trait, avec les parures fantaisies qui complètent habituellement les créations haute couture.

Le Musée Yves Saint Laurent Paris renouvelle également le reste de son parcours muséal. La partie consacrée aux modèles les plus emblématiques comme le smoking, la saharienne, le jumpsuit, le trench-coat, qui sont la quintessence du « Style Saint Laurent » est largement enrichie pour permettre aux visiteurs de mieux appréhender encore le caractère intemporel du vestiaire créé par le couturier. Pour la première fois, une section entière est consacrée à la photographie de défilé, à travers le travail du photographe Claus Ohm.


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