L’abbaye de Maubuisson invite le peintre Julien Colombier à réaliser sa première exposition personnelle avec des œuvres réalisées spécifiquement pour le lieu. Ainsi, l’artiste dépasse le format traditionnel du dessin et s’expose en volume sur du papier de soie, qui englobe chaque centimètre carré de l’abbaye avec des motifs hétérogènes tels que la jungle, la forêt tropicale, l’itération de motifs géométriques, créant un environnement organique et hypnotique digne de l’invention d’une mythologie personnelle. Fin observateur, Julien Colombier se nourrit de tout ce qui l’entoure : monde du graffiti, art japonais, Henri Matisse, Keith Haring ou ses voyages, notamment en Inde. En choisissant le lieu patrimonial d’une abbaye cistercienne du XIIe siècle, l’artiste convoque également la religion, sous forme de quête initiatique, où l’univers végétal reprend ses droits. Son travail s’apparente parfois à l’univers décoratif par cet exotisme réinventé, qui permet au visiteur de déambuler dans un espace de projection sur notre avenir, et interroge du même temps le rôle de l’artiste et sa valeur dans la société.
The abbey of Maubuisson invites the painter Julien Colombier to realize his first personal exhibition with works created specifically for the place.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end