Sept graveurs belges et français ont réuni leur talent pour revenir aux origines afin de démêler notre présent. Véritable expérience, cette nouvelle génération d’artistes propose de faire revivre la gravure à travers des questionnements métaphysiques façonnés par leurs mains. Le temps passé à tailler, creuser ou gratter leurs matrices en bois ou en métal reflète leur pensée artistique, tel un miroir où se lit grandeur nature, la relation entre l’artiste et notre monde contemporain. Le rapport à la nature, le déséquilibre, l’influence des mythes et de la littérature, la mutation ou l’exode, sont des thèmes qui hantent la plupart de ces jeunes talents. Ainsi Agnès Dubart présente Connais-toi toi-même, un ensemble de sept planètes reliées par des roues d’engrenage, chacune incarnée par une divinité que nous sommes appelés à mettre en mouvement avec une autre. Le format est parfois monumental, comme ce Tsunami de Nathalie Van de Walle, une fresque géante en bois gravé qui retrace le chaos suite aux effets destructeurs des quatre éléments (Air, Eau, Feu, Terre). Une déambulation presque initiatique tout en immersion, qui laissera dans l’univers une nouvelle page de l’estampe.
Seven Belgian and French engravers have combined their talent to return to the origins to unravel our present through metaphysical questioning.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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