Scientifiction - Attention fermeture exceptionnelle

Musée des arts et métiers
Jusqu'au 5 janvier 2020

  • Affiche de l'exposition "Scientifiction, Blake et Mortimer au musée des Arts et Métiers"
  • Modèle : avion « requin volant » rouge
  • Modèle : chronoscaphe Le Piège diabolique , première publication dans Tintin Belgique en 1960 - 61 Edgar P. Jacobs
  • Sabre foudroyé 1775 - 1800 Musée des Arts et M étiers – Cnam, inv. 04355
  • Modèle : radar léger d’atterrissage Th - D 1013 Com pagnie française Thomson Houston, avant 1964 Musée des Arts et Métiers – Cnam, inv. 21946
  • Machine à calculer de Louis Couffignal
  • Lanterne de projection photographique
  • Boîte de câbles télégraphiques sous - marins : Brest (France) - Cap Cod (États - Unis)
  • Décor de théâtre de Chéret : théâtre de l’Opéra, La Muette de Portici
  • Modèle : chaudière type Stirling
  • Planche de la page 62
  • Planche de la page 13
  • Planche de la page 34
  • Planche de la page 40
  • Modèle : branchement de regard d’égout

 

Attention ! Exposition fermée jusqu'à nouvel ordre pour des raisons techniques.

Blake et Mortimer 

Le duo de choc sort de sa bande dessinée pour se faire une place au musée, ce qui ne manquera pas de ravir les amateurs de 9e art. L’exposition nous propose de manière inédite une centaine de planches originales, calques d’études, croquis annotés, dont beaucoup n’avaient jamais été vus du public. Mais ce trésor n’est pas la seule révélation de l’événement. Dans un décor digne d’une bande dessinée géante, vous allez pénétrer au cœur de l’imaginaire foisonnant d’Edgar P. Jacobs, dessinateur au génie visionnaire. Et effectivement, d’étranges et fascinantes machines surgissent au fil du parcours, tels des prototypes imaginaires inspirés par la bande dessinée. Mais il n’en est rien ! Toutes ces pièces sont des inventions scientifiques bien réelles, qui servirent d’inspiration à Edgar P. Jacobs. Observez cette mini fusée de 5 mètres de long – étrangement ressemblante à l’Espadon des premiers albums –, elle est en réalité le turbogénérateur de bord d'un avion prototype commandé par le gouvernement français après-guerre, surnommée elle aussi l’Espadon… Et que penser face à cette montre connectée si semblable à nos montres d’aujourd’hui qui dialogue avec les images du « piège diabolique » conçu en 1962 par l’auteur ? Car Edgar P. Jacobs était littéralement fasciné par la science, abonné à toutes les revues, ne concevant aucun plan sans s’être très précisément renseigné auprès de chercheurs, en quête de la fiction parfaite. Car notre artiste est un peu obsessionnel, allant jusqu’à sculpter la tête du professeur Sato – à admirer ici – pour pouvoir la dessiner sous tous les angles. Son cabinet de dessin aurait pu ressembler au laboratoire d’un savant fou, lui qui, avant tout le monde, aura su imaginer les merveilleuses inventions de la science comme ses plus grandes dérives. Chaque objet exposé est un trésor d’histoire autant qu’une pépite scientifique, un radar de 1964, un sous-marin atomique, un monorail, des robots, un masque à gaz du XVIIIe siècle, un sabre foudroyé par des expériences électriques en regard des planches de S.O.S Météores évoquant les cataclysmes météorologiques, des câbles sous-marins à l’origine des premiers télégraphes transatlantiques face aux inventions de L’Énigme de l’Atlantide, les prototypes des premiers égouts parisiens en résonnance avec les décors de L’Affaire du collier, et même les mythiques télécéphaloscope et chronoscaphe ! Autant d’inventions que d’échos à une bande dessinée que vous ne verrez plus jamais de la même manière.

Le saviez-vous ? Edgar P. Jacobs fut d'abord baryton et a pensé son œuvre, selon ses termes, comme un « opéra de papier », passionné par le théâtre, les décors, la mise en scène... Tout a commencé quand, à 13 ans, il a été voir son premier opéra : « Faust », de quoi révéler une vocation de savant-fou génial chez celui qui deviendra le père de Blake et Mortimer.

The Belgian comics series by the writer and comics artist Edgar P. Jacobs is the subject of the exhibition in the Musée des Arts et métiers !

  • Couverture, L'Enigme de l'Atlantide

 

Avis aux bédéphiles de tout âge, une rétrospective inédite du chef-d’œuvre dessiné d’Edgar P. Jacobs témoigne de la vision résolument contemporaine de ce patrimoine unique du 9e art. L’originalité du parcours repose sur un dialogue entre une centaine de planches originales, des images extraites des bandes dessinées et près de soixante-dix objets conservés dans les réserves du musée. Entre illusions, jeux d’échelles et de lumières, on vous propulse dans un décor d’opéra de papier où science et fiction jouent avec l’espace et le temps. Vous retrouverez le sabre foudroyé rescapé des expériences de « commotions électriques », les câbles sous-marins de L’Énigme de l’Atlantide, les modèles d’égouts parisiens servant de décor dans L’Affaire du collier, ou encore le moteur d’avion Turbo générateur de bord qui rappelle étrangement l’arme révolutionnaire conçue par Mortimer dans Le Secret de l’Espadon. Les aventures du duo britannique mettent en scène les inventions de leur époque, nous offrant un savoureux mélange de « merveilleux scientifiques ». Sachez qu’en octobre, l’intégralité des planches sera renouvelée, proposant ainsi une deuxième lecture de l’exposition.

An unprecedented retrospective of Edgar P. Jacobs’ masterpiece of art shows the resolutely contemporary vision of this unique heritage of the ninth art.


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