Une sérénité émane de ses sculptures en bois aux rainures apparentes, témoins du passage du temps. Maxime Perrolle entretient une relation intime avec la matière de l’arbre, qui devient pour lui une nécessité. Ébéniste de formation, cet artiste artisan s’oriente rapidement vers le tournage d’art sur bois pour le contact direct avec les arbres qui le fascinent depuis toujours. Ses œuvres combinent une dimension brute et primitive réminiscente des arts précolombiens, avec une légèreté et une fragilité qui n’est pas sans rappeler la délicatesse de l’art japonais. Les veines des arbres et leurs lignes de vie sont devenues une obsession presque existentielle, qui transcende la matière minérale en prière. Entre volume et légèreté, les sculptures ne peuvent tenir debout qu’au millimètre près, telles des danseuses ne reposant que sur leurs pointes qui semblent ainsi s’élancer vers le ciel. Ses œuvres aériennes se révèlent puissantes, malgré leur fragilité apparente, et prêtes à fendre le ciel en défiant les lois de la pesanteur. De la souche à la sculpture, c’est avec poésie que l’on admire le travail de Maxime Perrolle, en quête d’une simplicité et d’une finesse sans pareil.
A serenity emanates from his wooden sculptures with visible grooves, which testifies how the time goes by. Maxime Perrolle has an intimate relationship with trees.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.
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