Galerie Arnaud Lefebvre Du 19 septembre au 2 novembre 2019
A la galerie Arnaud Lefebvre, l'artiste Robert Huot rend hommage à la vieillesse et à sa beauté
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En présentant des modèles âgés dans le cadre de contextes traditionnellement réservés à l’expression de la beauté juvénile, cette série de photographies confronte à la fois la mortalité du corps et l’immortalité de l’image. Comment la beauté peut-elle être la propriété exclusive de la jeunesse quand nos idées sur cette dernière dépendent à ce point d’images vieilles de plusieurs milliers d’années ? C’est à cette question que l’artiste new-yorkais Robert Huot répond par deux séries d’autoportraits photographiques qu’il a réalisées avec son épouse Carol Kinne, récemment décédée. Au premier regard, les images tirent leur inspiration initiale de représentations de l’art classique, mais très vite se posent à nous de nouvelles questions sur la tension entre l’âge et la beauté, dont nos présupposés sur l’un et l’autre se renforcent mutuellement. Ces nus vivants presque matissiens par leur sentiment d’immédiateté, donnent au corps vieillissant une grandeur affirmée. Leurs silhouettes semblent sculptées et magnifiées dans un espace sans limites, qui leur confère un caractère monumental.
By presenting older models, this serie of photographs by Robert Huot confronts both the mortality of the body and the immortality of the image.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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