Montargis - Girodet face à Géricault, exposition reconnue d'intérêt national

Musée Girodet
Jusqu'au 12 janvier 2020

Le salon de 1819 comme si on y était

 

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L'exposition du Musée Girodet nous replonge au temps des plus grands peintres, osant le fabuleux face-à-face entre deux monstres sacrés de la peinture : Girodet et Géricault.

Le Salon 1819 a fait grand bruit. Le Radeau de la Méduse – sobrement intitulé Scène de Naufrage – peint par Géricault est perçu comme une attaque à la royauté et à l’Académie des Beaux-Arts. Peu académique et trop réaliste, son esthétique choque. La violence des vagues frappe comme une critique acide du pouvoir en place. En face, le Pygmalion et Galatée de Girodet, véritable icône de l’école néoclassique, reçoit tous les éloges des critiques d’art. Les débats fusent et Paris se divise, entre classicisme et nouveauté. L’exposition du Musée Girodet – reconnue d’intérêt national – nous offre une rétrospective sur ce salon parisien historique qui fit sensation auprès de ses contemporains. L’atmosphère grandiose est parfaitement recréée par le musée : les tableaux sont alignés côte à côte dans ses galeries XIXe qui rappellent celles du Louvre. Pas à pas, nous remontons le temps pour revivre les mêmes sensations, les mêmes impressions que le public de l’époque, pris en tenaille face aux chefs d’œuvre romantiques qui s’enchaînent comme autrefois. De quoi marquer la réouverture de l’institution de manière magistrale. Après six ans de fermeture, le musée remporte le pari fou de réunir dans ses salles des pièces inestimables pour le patrimoine français, dont certaines n’avaient jamais été vues du grand public. Unique, cette réunion de tableaux relève de l’exploit.

Le Louvre s’installe à Montargis le temps d’une exposition saisissante qui remonte magnifiquement les aiguilles du temps, 200 ans en arrière. Nous sommes en 1819, et nous nous rendons au grand Salon d’art du Louvre – la Fiac de l’époque en quelque sorte – où s’opposent anciens et modernes, Classicisme et Romantisme. Ambiance feutrée et raffinée, le tout-Paris se presse pour découvrir les nouvelles tendances artistiques. Face à face, deux immenses artistes se confrontent, le Montargois Girodet, élève de David et figure emblématique du Néoclassicisme, qui expose son Pygmalion et Galatée, œuvre virtuose qui est aussi son dernier tableau, et Géricault, de 24 ans son cadet, assumant aux yeux du monde son imposant Radeau de la Méduse. C’est le choc, aussi esthétique que politique. Deux œuvres qui firent sensation, divisant les critiques d’art sans accord possible… La bataille romantique est officiellement lancée. Plus de 80 œuvres venues des musées les plus prestigieux du monde sont réunies dans une exposition sensationnelle reconnue d’intérêt national.

MUSÉE GIRODET
Jusqu'au 12 janv. 2020
2 rue du Faubourg de la Chaussée, 45200 Montargis


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