* Exposition Françoise Huguier au Musée du Quai Branly
Musée du quai Branly - Jacques Chirac Du 30 juin au 11 octobre 2020
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CURIOSITÉS DU MONDE
Si vous pensiez être le seul à rapporter des souvenirs du moindre de vos voyages, du petit galet des gorges de l’Ardèche à l’œuf d’autruche d’Australie, attendez de voir la collection de Françoise Huguier ! La maison de cette photographe française reconnue s’est transformée au fil de ses nombreuses pérégrinations sur le globe en un gigantesque cabinet de curiosités. Le Musée du quai Branly présente son incroyable collection d’innombrables objets hétéroclites, tantôt bigarrés, mystérieux et étrangement familiers. C’est un véritable bric-à-brac que l’on découvre dans cette exposition insolite et inédite, que Françoise Huguier appelle affectueusement son « bazar zoulou ». Des tableaux, des bijoux, des bibelots, des affiches de cinéma, des vêtements, des fanzines, de la vaisselle, des masques, des livres, des poupées, des tapis, des coquillages... Autant d’objets qui nous renseignent sur la culture, les rites et les habitants des contrées traversées par la photographe. Cette dernière nous raconte les anecdotes derrière une étoile rouge en tôle trouvée sur une tombe dans un goulag de Sibérie, une poupée vaudou qu’elle est la seule à pouvoir toucher, ou encore une théière achetée à un jeune Touareg à Tombouctou. Un musée imaginaire étonnant !
The French photograph Françoise Huguier brought back hundreds of objects from her trips around the world. Discover her curiosity cabinet at the Musée du quai Branly.
Les réservations en lignes sont recommandées, y compris pour les visiteurs entrant gratuitement au musée et porteurs d'une carte.
Collection Al-Thani à l'Hôtel de la Marine Jusqu'au 1er janvier 2038
L’Hôtel de la Marine aurait-il réussi à réunir pour son ouverture au public l’un des plus grands trésors jamais exposés à Paris ? Incontestablement oui. Servis par une scénographie absolument grandiose, les plus beaux joyaux de la Collection Al Thani s’invitent dans ce lieu chargé d’Histoire.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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