Exposition L’Atelier de la nature, 1860-1910 - Musée des Impressionnismes Giverny

Musée des Impressionnismes
Du 12 septembre au 3 janvier 2021

  • Alfred Thomson Bricher, Le Fleuve Hudson à West Point, 1864
  • James Abbott McNeill Whistler, Variations en violet et vert (détails)
  • John Leslie Breck, Études d’un jour d’automne, nº , 1891
  • John Leslie Breck, Études d’un jour d’automne, nº 7, 1891
  • William Merritt Chase, Matin sur la digue, Shinnecock, vers 1897
  • Winslow Homer, Nuit d'été, 1890
  •  George Inness (1825-1894) L’Été à Montclair, 1877
  • Willard Metcalf (1858-1925) Le Bassin aux nymphéas, 1887
  • Theodore Robinson (1852-1896) Arbres en fleurs à Giverny, 1891-1892
  • Martin Johnson Heade (1819-1904) Le Marais de Newburyport : l’approche de l’orage, vers 1871
  • Robert Vonnoh (1858-1933) Coquelicots en France, 1888
  • George Bellows (1882-1925) Les « Palisades », 1909

 

12

Après l’installation de Claude Monet à Giverny en 1883, des centaines d’artistes affluent de tous les pays pour apprendre auprès du maître impressionniste. C’est à l’École de la nature que se forment ces derniers, étudiant avec minutie la lumière et ses jeux d’ombres, capturant dans des compositions spontanées à la touche rapide et aux couleurs étincelantes les jeux de ce sujet inépuisable qui se dresse, noble et insaisissable, devant leur chevalet.

Pour les peintres du Nouveau Monde, c’est une révolution. Le charme des jardins faussement sauvages d’où jaillissent les couleurs délicieuses des roses et des iris aux parfums enivrants séduit ces artistes habitués à contempler la grandeur des falaises monumentales des vallées Yellowstone et Yosemite ou des Grands Lacs. L’exposition s’attache à mettre en regard le contraste radical de ces deux univers au lendemain de la Ruée vers l’Or et de la découverte de l’Ouest américain. En 90 chefs-d’œuvre, nous revivons l’évolution de l’art du paysage américain, passant d’une représentation réaliste de la nature, en dehors de l’atelier, dans les années 1860 sous l’impulsion d’Asher Brown Durand à des vues tout en émotions au début du XXe siècle, des « paysages de l’esprit » portés par les principes de James A.M. Whistler.

Pour le peintre, précurseur dans la peinture d’un nouveau type de paysages, il incombe à l’artiste non pas de rendre mimétiquement sur la toile la nature qu’il regarde, mais de la réinventer dans une création éminemment libre et poétique. Une nature transcendée par l’imagination. Le parcours, alternant panoramas et scènes intimes, interroge cette influence réciproque entre la France et les États-Unis. Les questions de l’identité nationale et des rapports qui unissent l’homme et la nature sont également mis en avant, faisant naître une réflexion essentielle au cours de ce pèlerinage lumineux et fleuri au pays des impressionnistes.

Le saviez-vous ?

En 2009, le musée des impressionnismes a pris la relève du musée d’art américain, fondé en 1992 par Daniel J.Terra sur le « coteau », cette colline de Giverny où Claude Monet peignait ses meules dans les années 1890. Les chefs-d’œuvre présentés dans cette exposition proviennent de la collection Terra, l’une des plus prestigieuses au monde. Par ses prêts exceptionnels, la Terra Foundation for American Art vise à faire rayonner l’art américain.

  • John Leslie Breck, Études d’un jour d’automne, nº , 1891

 

1

A la loupe... Les meules de la discorde

John Breck séjourna de 1887 à 1891 à Giverny, aux côtés de Claude Monet. Mais leur amitié va rapidement se détériorer lorsque l’Américain s’éprend d’une de ses belles-filles. Ajoutant encore à cet « affront », Breck osa peindre des meules, une copie perçue par le maître comme une terrible provocation. Il est néanmoins intéressant de constater à quel point un même modèle peut dégager des émotions bien différentes.

MUSÉE DES IMPRESSIONNISMES
Du 12 septembre 2020 au 3 janvier 2021
99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny