Musée des Arts Décoratifs Du 19 mai au 18 juillet 2021
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Les révolutions du sublime
Le luxe suscite toujours de l’émerveillement par son éclat et sa préciosité. Mais s’il était autrefois réduit à ce qui est coûteux et élitiste, il semble aujourd’hui revêtir de nouveaux enjeux. Luxe matériel, luxe distinctif ou luxe expérientiel... il est désormais multiple et ne se nomme plus au singulier. C’est cette évolution que l’exposition illustre à travers une sélection de 100 œuvres provenant du monde entier et de toutes les époques, en assumant pleinement de faire de l’ombre au sacro-saint « luxe à la française ».
Des œuvres provenant de fouilles archéologiques et de trésors enfouis, de l’Antiquité à nos jours, des objets uniques dont l’élégance et la délicatesse ne peuvent laisser insensibles. Une réflexion sur la valeur des choses, et la définition de la préciosité, qui nous apparaissent ici moins intemporelles que l’on aurait pu le penser. Parmi les immanquables de l’exposition, on retiendra la plus ancienne perle de nacre, vieille de 8000 ans, découverte à Abu Dhabi lors de fouilles sur l’île de Marawah, une pièce inédite qui incarne à elle seule toute la préciosité et la singularité du luxe. Autre trésor, cette sublime cuillère allemande originale par son cuilleron réalisé à partir d’un coquillage provenant d’Afrique de l’Ouest. De style baroque, elle est composée d’un magnifique manche en argent fondu, ciselé et gravé qui en fait un objet d’un raffinement intimidant. Ou encore cette parure de tête chinoise de la dynastie Qing, créée au XIXe siècle, magnifique mélange de plumes de martin-pêcheur, de pierres fines, de verre et de fibres textiles, colorés d’un cyan éclatant.
Le jeudi de 18:00 à 21:00 du 10 juin au 31 décembre 2021
Fermé
Le lundi
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
FONDATION AZZEDINE ALAÏA Du 1ᵉʳ décembre 2025 au 24 mai 2026
En 1956, le jeune Azzedine Alaïa, tout juste arrivé de Tunis, franchit pour la première fois les portes de la maison Christian Dior. Il y effectue un stage éclair, observe les gestes précis des petites mains, l’allure des mannequins, le ballet silencieux d’un atelier en pleine effervescence. Il n’oubliera jamais ce moment : la naissance d’une vocation, dans le sillage du couturier qu’il considérait comme un dieu.
Nous pensions connaître Dior par ses icônes, ses corolles, ses tailleurs à la taille de guêpe. Nous redécouvrons la maison à travers un autre regard : celui d’Azzedine Alaïa, couturier-collectionneur qui, dans le secret de son atelier, a patiemment rassemblé un patrimoine de près de six cents pièces.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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