Découverte - James Cook et ses dessins tapés à la machine à écrire

  • James Cook, Portrait de Beethoven
  • James Cook, Dessin d'un bateau dans la marina de Tollesbury (Angleterre)
  • James Cook, Dessin de la tour de Layer Marney
  • James Cook, dessin d'un moulin
  • James Cook, Portrait d'Ian Hylton
  • Détail d'un dessin de James Cook

 

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Vous avez vu cette machine à écrire dans le grenier de vos grands-parents. Elle vous fascine, pour ses grandes touches à enfoncer et ses claquements réguliers. Mais une fois avoir appuyé sur les lettres, le mot sort difficilement, vous écrivez quelques phrases puis vous revenez au clavier tactile qui vous est si familier... Et c’est à votre détriment, car avec un peu de persévérance, vous auriez pu devenir artiste !

Une technique étonnante

C’est le cas du jeune architecte britannique James Cook qui, à 23 ans, se fascine pour ces vieilles machines aux bruits mécaniques. En passant une trentaine d’heures à taper avec hargne sur les touches, il imprime sur la feuille de papier un dessin époustouflant. On voit apparaitre, lettre après lettre, un visage, un bateau ou un immeuble. Et ces œuvres réalistes ne sont pas produites au hasard, elles dévoilent bien au contraire une technique précise et maitrisée : « C’est assez fastidieux mais ça me plait. C’est le fait d’utiliser un accessoire technologique obsolète et de créer quelque chose d’unique avec. Je commence en général au milieu de la feuille puis je vais vers les bords. Je sais quelles sont les lettres que je dois utiliser pour certaines formes spécifiques. Par exemple, le point, le tiret, les slashs sont utilisés pour faire des lignes plus droites, alors que les parenthèses, la lettre O ou les zéros font de belles courbes ».

De Paul Smith à James Cook

Cela fait bien 6 ans que le jeune artiste en herbe se passionne pour ce rituel du soir, qui lui permet tout de même de recevoir plusieurs commandes du monde entier ! Parmi ses œuvres les plus étonnantes, James Cook a reproduit la cathédrale de Westminster ou un portrait de Beethoven peuplé d’arobases. Il a acquis cette technique en s’inspirant du travail de Paul Smith (1921-2007), un artiste américain atteint de paralysie cérébrale qui a trouvé ce moyen pour remplacer le crayon à papier. Ses dessins étaient incroyablement détaillés, constitué de milliers de lettres, de chiffres et de signes de ponctuation. Un travail remarquable qui a rapidement suscité l'admiration de James Cook. Depuis, l'artiste ne s’en est plus lassé, si bien qu’il possède désormais 35 machines à écrire dont il fait bon usage.

Un conseil, regardez-le taper à la machine, la rapidité et la précision de ses gestes vous laisseront coi.

 


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