* Exposition Aubrey Beardsley: sulfureux dandysme au musée d'Orsay

  • Aubrey Beardsley (1872-1898) Frontispiece to Chopin's Third Ballade
  •  Aubrey Beardsley (1872-1898) Affiche, vers 1894
  • Aubrey Beardsley (1872-1898) Projet pour le frontispice des pièces de John Davidson
  • Aubrey Beardsley (1872-1898), Autoportrait au lit, 1894
  • Aubrey Beardsley (1872-1898), Tristan und Isolde, 1896
  •  Aubrey Beardsley (1872-1898) The, Lady with the Monkey, 1897
  • Aubrey Beardsley (1872-1898) Projet de couverture de "Yellow Book"
  • Aubrey Beardsley (1872-1898), La Dame aux camélias, 1894
  • Aubrey Beardsley (1872-1898), The Wagnerites, 1894
  • Aubrey Beardsley, How King Arthur Saw the Questing Beast, and thereof had Great Marvel, 1893

 

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Grotesques, décadentes, résolument modernes, les illustrations d’Aubrey Beardsley ont de quoi marquer les esprits.

Maître des dessins sinueux de l’Art nouveau, il se permet la liberté audacieuse de tourner en dérision les travers de la bourgeoisie victorienne. Lecteur savant aux sources d’inspiration éclectiques, il crée un univers puisant tant dans l’art des vases grecs que dans les estampes japonaises, le préraphaélisme, l’Art nouveau ou le symbolisme de Maeterlinck. Ouvrier de la réconciliation entre texte et image, Aubrey Beardsley se voit confier d’importantes commandes pour illustrer des œuvres britanniques aujourd’hui consacrées par la littérature moderne, dont La Dame aux Camélias de Dumas ou encore la très controversée version anglaise de Salomé d’Oscar Wilde. Le succès de ses illustrations le mène à la direction artistique de la célèbre revue The Yellow Book, dont le titre fait référence aux ouvrages français licencieux emballés dans du papier jaune pour en cacher la couverture, à l’instar du fameux À Rebours de Huysmans. Une rétrospective des dessins de ce sulfureux dandy, regroupant gravures libertines inspirées du XVIIIe siècle français, créatures fantastiques ou illustrations tirées d’opéras, de Tristan et Iseult à Pelléas et Mélisande.