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Les secrets de beauté se dévoilent à l'exposition de la Maison de la Culture du Japon

Maison de la Culture du Japon
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  • Sankai medetai zue : pêche à la bonite dans la province de Sagami , Ichiyûsai Kuniyoshi, 1852
  • Poudre blanche Bien Senjokô , Keisai Eisen, 1815-42
  • Rituels féminins , Kôchôrô Kunisada, 1847
  • Miroir orné de chrysanthèmes et de vagues, seconde moitié de l’époque Edo
  • Boîte à peignes de voyage en laque à décor de Tatsutagawa, seconde moitié de l’époque Edo
  • Palette à rouge hexagonale en argent ornée d’un papillon, pinceau, brosse, fin de l’époque Edo - ère Meij
  • Parodies des six poètes immortels , Ichiyôsai Toyokuni, 1848
  • Boîte à poudre blanche à motifs de lièvre et vagues, fin de l’époque Edo

 

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« Un beau visage est le plus beau de tous les spectacles ». L’adage de Jean de La Bruyère dans ses Caractères se veut atemporel et s’appliquerait tout autant au Japon classique. Pinceaux, poudriers, miroirs et épingles à cheveux sont autant d’instruments, outrepassant siècles et continents, dont des générations de femmes se sont servi pour sublimer le charme de leurs traits. La Maison de la Culture du Japon nous dévoile certains des secrets et des canons de beauté des Japonaises de l’époque Edo (1603-1868), étudiés à partir de la centaine d’estampes et de la soixantaine d’objets présentés dans le parcours. Les portraits de ces bijin-ga (littéralement « belles femmes ») aux fards et aux parures d’une grande diversité, comme les scènes des demoiselles à leur toilette témoignent de l’importance sociale du maquillage dans le Japon d’Edo. Exhiber son teint d’albâtre, farder ses joues, peindre sa bouche et souligner ses sourcils formaient le rituel immanquable de toute Japonaise respectable dont le secret tenait en trois couleurs : blanc immaculé, rouge ardent et noir de jais. Dans ce Japon traditionnel, ni le maquillage, ni l’art de la coiffure ne sont vaines coquetteries mais relèvent d’une véritable tradition sociale : marqueur d’âge, de classe, de statut matrimonial et de profession, ils sont à l’origine de ce qui devient très vite un véritable art au savoir-faire minutieux.

Le saviez-vous ?

Le Onna kagami hidensho (« Transmission secrète du Miroir des femmes ») est un livre d’éducation destiné aux femmes, publié à Kyôto en 1650. Ouvrage très populaire réimprimé à plusieurs reprises, sa vente se poursuit jusqu’au milieu de l’époque Edo.


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