* Entrez dans le royaume des illusions à l'exposition de la Fondation Seydoux-Pathé

Fondation Jerôme Seydoux-Pathé
Jusqu'au 3 janvier 2021

  • L'esprit d'imitation
  • - Marc Allegret, Parade en 7 nuits
  • Adrien Barrère, Boireau danseur de cordes (affiche)
  • Aff Faria, Cinématographe Pathé, 1906

 

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Clowns, trapézistes et dompteurs de fauves, le cirque demeure l’une des principales inspirations du cinématographe, le transformant en véritable divertissement populaire. D’anciens prestidigitateurs, tels que Georges Méliès et Gaston Velle, s’inspirent des trucages pour créer des univers fantastiques, nous envoyant tout droit vers la lune ou dans les enfers. Arrêts de caméra, décors truqués, maquettes ou stop motion, le cinématographe devient une véritable machine à illusions. Un spectacle si amusant qu’il investit également les foires et les fêtes foraines, mêlant les projections aux tours de magie. Jusque dans les années 1920, plusieurs films sont même l’exacte réplique de numéros de cirque, exhibant des hommes-phénomènes, des équilibristes ou des animaux domptés. Un monde de l’étrange et du merveilleux qui donne naissance aux premiers effets spéciaux du cinéma.

Le saviez-vous ?

Considéré comme scandaleux et longtemps censuré, le film Freaks (1932) de Tod Browning est l’un des seuls films de l’histoire du cinéma à mettre en scène des phénomènes de foire aux graves anomalies physiques. Loin des effets spéciaux, la cinéaste a désiré confier des rôles à des nains, des sœurs siamoises ou une femme à barbe, pour nous défaire de l’image discriminante du « monstrueux ».