Entrez dans l'univers de Leonor Fini : une exposition ensorcelante à la Galerie Minsky
Galerie Minsky Du 13 octobre 2020 au 27 février 2021
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Empreinte de surréalisme, Leonor Fini a fait de son œuvre éclectique un véritable champ de création dans lequel la femme tient un rôle ambigu. À la fois sorcières et prêtresses, sensuelles et monstrueuses, ses figures mythologiques deviennent rapidement une source d’inspiration pour le théâtre. L’artiste se lance alors dans la mise en place de décors, costumes, masques, cherchant à se métamorphoser dans la peau de ses créatures, en déclarant : « J’ai toujours vécu mon propre théâtre dans la vie réelle ». Dès lors, le déguisement devient une expérience alchimique, dans laquelle le corps se transforme en un être hybride et onirique. Une tendance narcissique, aussi, à multiplier toutes les facettes de soi pour englober un tout animal, végétal et minéral. Dans ses maquettes de costumes et de décors, on découvre son amour pour les univers érotiques et surréalistes, à l’instar de son aquarelle de la Reine du Concile d’Amour, au regard persécuteur et à la poitrine dénudée, recouverte d’une cape bleu cyan. Une correspondance récurrente entre l’amour et la mort qui teinte son œuvre d’une forte influence romantique. Au milieu de peintures, costumes de scène jamais dévoilés au public ou de photographies de soirées mondaines, se joue un véritable théâtre de l’imaginaire où la fiction finit par rejoindre le réel.
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Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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