* Sarah Sze, entre nuit et jour à l'exposition de la Fondation Cartier pour l'art contemporain

Fondation Cartier pour l'art contemporain
Jusqu'au 7 mars 2021

  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Sans titre, 2019
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017
  • Sarah Sze, Crescent (Timekeeper), 2019
  • Sarah Sze, Flash Point (Timekeeper), 2018
  • Sarah Sze, Centrifuge, 2017

 

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Dès son entrée dans la fondation Cartier, le visiteur est déstabilisé par une installation titanesque qui flotte dans les airs. Cette sphère en acier inoxydable et en bambou entre en écho avec les espaces transparents du bâtiment iconique de Jean Nouvel grâce à des images animées qui jaillissent sur les parois de verre de l’édifice et le métamorphosent en une véritable lanterne magique ! On pourrait croire à un mirage tellement les frontières entre rêve et réalité deviennent poreuses. Vingt ans après sa première exposition consacrée à Sarah Sze, la Fondation Cartier pour l’art contemporain invite à nouveau l’artiste américaine à créer une exposition synesthésique. « C’est par l’abstraction de la figure du monde que Sarah Sze mène à l’exactitude » écrit Bruno Latour, sociologue et philosophe des sciences. Internationalement reconnue pour son œuvre défiant les frontières entre peinture, sculpture et architecture, la plasticienne née en 1969 associe des objets du quotidien et des images en mouvement dans des installations d’une étonnante délicatesse mêlée à une rare complexité, nous plongeant dans une instabilité visuelle déconcertante.

Perdant tous nos repères, on se laisse enivrer par cette prolifération d’images qui nous engloutit totalement. L’artiste explore ici la manière dont celles-ci, imprimées ou visibles sur le web, transforment notre relation au temps. « En tant qu’artiste, je pense à l’effort, au désir, et à l’envie constante que l’on a, au fil des années, de donner un sens au monde qui nous entoure à travers les matériaux. Et de tenter de trouver une sorte d’émerveillement, mais aussi une certaine futilité résidant dans cette très fragile quête.» explique-t-elle. Le spectateur est ensuite mené dans un second espace où une sculpture de forme concave à la surface fragmentée réfléchit les œuvres présentées, offrant la sensation d’un paysage irrégulier, fracturé et rappelant les images floues qui surgissent parfois dans notre mémoire.

Le saviez-vous ?

Pour la première fois, la Fondation Cartier propose une expérience en réalité augmentée, imaginée avec l’artiste elle-même. Ce dispositif immersif vous fait interagir avec les œuvres à l’aide de votre smartphone, donnant la sensation de se plonger dans une rêverie nocturne peuplée d’éléments visuels et sonores. Un voyage onirique, entre nuit et jour, durant lequel feu, eau et terre ne cesseront de bousculer vos repères.