* L'opéra à la maison : Hippolyte et Aricie de Rameau à l'Opéra Comique

Tragédie lyrique en cinq actes de Jean-Philippe Rameau créée le 1er octobre 1733 à l'Académie royale de musique, d'après Phèdre de Racine (1677) et Phèdre d'Euripide (428 av. J.-C.). Livret de l'abbé Simon-Joseph Pellegrin. Troisième version créée à l’Académie royale de musique (Opéra) le 25 février 1757. Captation de l'Opéra Comique de Paris le 14 novembre 2020. A revoir ici jusqu'au 13 mai 2021 et à réécouter sur France Musique.

Production : François Roussillon et Associés
Avec : Reinoud van Mechelen, ténor (Hippolyte), Elsa Benoit, soprano (Aricie), Sylvie Brunet-Grupposo, Mezzo-soprano (Phèdre), Stéphane Degout, baryton (Thésée), Séraphine Cotrez, Mezzo-soprano (Œnone), Arnaud Richard, basse (Neptune/Pluton), Eugénie Lefebvre, soprano (Diane)
Mise en scène : Jeanne Candel
Direction musicale : Raphaël Pichon
Orchestre et chœur : Pygmalion

A revoir jusqu'au 13 mai 2021

  • Hippolyte et Aricie de Rameau à l'Opéra Comique
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En résumé

Hippolyte est prince d'Athènes. Alors que court la rumeur de la mort de Thésée, Phèdre, son épouse, avoue son amour pour Hippolyte, le fils que Thésée a eu de ses premières noces avec Antiope, la reine des Amazones. Pourtant, Hippolyte aime passionnément Aricie, vouée au culte de la désesse Diane et captive du royaume car héritière des Pallantides qui réclamèrent jadis le trône grecque. La révélation des amours interdites et incestueuses de Phèdre et le retour de Thésée auront-ils raison de l'amour des deux amants?

Le saviez-vous ?

L’œuvre reçut du public un accueil frileux : le musique fut jugée difficile face aux accords doux de Lully auxquels l'auditoire était habitué. « Lully avait accoutumé nos oreilles aux sons les plus doux, aux intonations les plus faciles ; content d’intéresser le cœur, il n’avait que rarement cherché à captiver tous nos sens par la magie de l’harmonie ; il s’était principalement attaché à la mélodie que le goût et le sentiment lui inspiraient ; et quoique ce grand musicien n’eût pas saisi tout ce qui caractérisait le goût naturel, le Français, né sensible, toujours entraîné par le mouvement de son cœur, ne croyait pas qu’il pût y avoir d’autres beautés que celles qui brillaient dans les œuvres de ce créateur de la musique française. Le goût qui régnait dans ses opéras paraissait au public le bon goût par excellence. Tous les ouvrages de musique n’étaient apprécies que d’après les rapports qu’ils avaient avec ceux de Lully. » Rapporte la Revue de Paris (t. XXVIII, 1836, p.152). Elle fit néanmoins et finalement, au gré des ajustements procédé par le compositeur, l'unanimité du public jusqu'à être célébrée, aujourd'hui encore, comme un chef-d’œuvre majeur de la musique du XVIIIe siècle.