L'exposition British Stories au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Prochainement

  • Joshua Reynolds, Miss Frances Kemble, actrice, 1784
  • Thomas Lawrence, Portrait de John Hunter, 1789-90
  • Sir Joshua Reynolds, Master Hare, 1788-89
  • James Ward, Le Baptême du Christ
  • Johan Zoffany, Le révérend Randall Burroughes et son fils Ellis, 1769
  • John Martin, Macbeth et les trois Sorcières, 1849-1851
  • Benjamin West, Phaéton sollicitant d'Apollon la conduite du char du Soleil, 1804
  • Gilbert Stuart, Portrait de George Brown, père du peintre John Lewis-Brown, 1825
  • Gilbert Stuart, Portrait de Mrs James Arden, 1794
  • Sir Joshua Reynolds, Portrait de Richard Robinson, archevêque d'Armagh, futur baron de Rokeby et primat d'Irlande, 1771-75
  • Thomas Lawrence, Portrait de Sir Georges Howland Beaumont
  • Allan Ramsay, Portrait de William Sutherland, 18ème Comte de Sutherland
  • Allan Ramsay, Portrait de la comtesse Elisabeth de Salisbury, 1769
  • Thomas Lawrence, Portrait de John Hunter, 1789-90
  • Joshua Reynolds, Portrait sir William Chambers, 1750-1760
  • Aile nord du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux de nuit
  • Aile sud du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
  • Intérieur de l'aile nord du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
  • Aile nord du Musée des Beaux-Arts vue du jardin

 

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C’est à l’époque du Grand Tour, ce voyage de la haute société dans l’Europe classique et pittoresque, que naît le goût pour la nature sauvage et la sensibilité humaine. En plein cœur du XVIIIe siècle des Lumières, cette fascination naissante annonce aussi l’âge d’or de la peinture anglaise. Entre la multiplication des salons et les nombreuses commandes d’une clientèle bourgeoise, l’art britannique atteint son apogée avec la création de la Royal Academy of Arts dès 1768. Les genres les plus nobles s’affirment alors et se propagent, des portraits de nobles et des paysages romantiques aux scènes historiques et aux aquarelles de marines. Majestueuse et foisonnante, cette période est célébrée de ses premiers inspirateurs du XVIIe siècle jusqu’aux modernes du XIXe siècle, à travers une quarantaine de tableaux, dessins, estampes et sculptures, dont huit chefs-d’œuvre prêtés par le musée du Louvre. En pénétrant dans des pièces feutrées et colorées à la mode anglaise, on découvre tout un panel d’œuvres de grands maîtres, Joshua Reynolds et Thomas Lawrence en tête. Leurs portraits audacieux se nourrissent d’un intellectualisme et d’une psychologie encore jamais vus en Europe, si bien qu’ils furent unanimement acclamés par la critique de l’époque. Plus loin, des peintures de paysage et d’histoire dévoilent le talent de noms méconnus, comme le Phaéton sollicitant d’Apollon la conduite du char du Soleil de Benjamin West (1738-1820), chef-d’œuvre de la peinture néoclassique des collections du Louvre. Tant d’œuvres qui dévoilent tout le génie artistique de deux siècles flamboyants.

  • Sir Joshua Reynolds, Master Hare, 1788-89

 

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Focus sur… Portrait de Francis Hare, Joshua Reynolds, 1788-1789

Appartenant aux collections du Louvre, ce tableau peint par Joshua Reynolds à la fin de sa vie est un chef-d’œuvre du portrait d’enfant. On y retrouve une sensibilité exceptionnelle dans le regard et une intelligence certaine dans l’attitude, influencées par les nouvelles théories sur l’éducation de Jean-Jacques Rousseau. Le peintre adopte une composition particulièrement dynamique, avec ce jeune garçon en mouvement, pointant du doigt un élément extérieur demeurant inconnu. L’énergie de ses coups de brosse et l’intensité de ses couleurs magnifient la vivacité et la grâce de cet enfant malicieux.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE BORDEAUX
Jusqu’au 19 septembre 2021
20 cours d’Albret, 33 000 Bordeaux