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Côté Jardin, l'exposition du printemps au Musée des Impressionnismes de Giverny

Musée des Impressionnismes Giverny
Jusqu'au 1er novembre 2021

  • Albert Bartholomé, Dans la serre, vers 1881
  • Pierre, Bonnard, Crépuscule, 1892
  • Pierre Bonnard, La Seine à Vernon, 1915
  • Pierre Bonnard, Le jardin, 1945
  • Gustave Caillebotte, Parterre de marguerites, vers 1893
  • Mary Cassatt, Autonme - Portrait de Lydia Cassatt, 1880
  • Maurice Denis, Le Bain en plein air, 1904
  • Maurice Denis, Verger à l'ermitage, 1892
  • Henri Martin, Jardins en fleurs, vers 1910
  • Claude Monet, Nymphéas avec rameaux de saule, 1916-1919
  • Camille Pissarro, Jardin et poulailler chez Octave Mirbeau, Les Damps, 1892
  • Camille Pissarro, Soleil levant à Eragny, 1894
  • Ker-Xavier Roussel, Femme en rouge dans un paysage, 1898
  • SISLEY, Printemps, paysanne sous les arbres en fleurs
  • James Tissot, La rêveuse ou Soirée d'été, vers 1876
  • Edouard Vuillard, La fillette au cerceau, vers 1891

 

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Le musée des Impressionnismes de Giverny fête l'arrivée du printemps avec sa nouvelle exposition : Côté Jardin.

Alors que les beaux jours reviennent, les jardins retrouvent leurs tonalités printanières, celles qui ont fasciné les peintres impressionnistes, Claude Monet en chef de file. Installé à Giverny dès 1883, où il restera jusqu’à la fin de sa vie, ses vues du jardin d’eau et de ses fameux nymphéas ont définitivement laissé leur empreinte dans l’imaginaire collectif. Le jardin devient un espace d’inspiration, ouvert aux infinies variations de la nature. Loin de se limiter à la période impressionniste, l’exposition propose une confrontation rayonnante avec les chefs-d’œuvre nabis du début du XXe siècle, dans une relecture inédite des plus grandes toiles de Renoir, Monet, Pissarro, Bonnard ou Caillebotte sous l’angle de la sensibilité face au jardin. Le parcours se veut lui aussi léger et débridé, nous menant des paysages bucoliques des peintres immortalisant les zones végétales qui fleurissent la capitale aux immersions frôlant l’abstraction des grandes compositions de Caillebotte ou Monet, s’affranchissant totalement du cadre de la représentation traditionnelle pour plonger le regardeur au cœur d’une constellation de fleurs ou d’un bassin de nymphéas. Comment ne pas penser aussi à ces natures moins urbaines, plus sauvages et désordonnées, ce jardin projeté comme un éternel printemps où la douceur et l’équilibre règnent, renvoyant à la mythologie arcadienne des origines ? Le jardin quitte alors sa représentation première pour devenir un lieu intime, un espace harmonieux dont la densité végétale offre des points de vue immersifs enveloppants, une bulle de recueille-ment où il fait bon vivre, peindre et rêver. On pense ici à La Rêveuse de James Tissot ou à ces figures féminines paisibles et silencieuses, absorbées dans leur monde intérieur, en proie à la mélancolie ou perdues dans leurs pensées. Le jardin devient pour les artistes un lieu d’expérimentation artistique, un véritable laboratoire de formes, à l’abri des regards, où germe un florilège d’interrogations, à la fois intimes et sociétales. Une ex-position qui décloisonne l’idée d’un jardin clos pour nourrir une réflexion sensible à fleur de toile.

Le saviez-vous?

Comment ne pas céder à la tentation d’une douce promenade dans le jardin du musée après cette exposition apaisante ? Un jardin à la française revisité, qui part d’un charmant bassin vers une vaste prairie fleurie, déployant plus de 22 000 fleurs aux couleurs vivifiantes, en invitant le promeneur à s’égarer au cœur d’allées végétales par un subtil jeu d’entrelacements de parterres fleuris, dissimulés par de petites haies. Une pause qui fait un bien fou et nous donnerait presque l’envie, à notre tour, de poser notre chevalet pour capter cet instant précieux.

MUSÉE DES IMPRESSIONNISMES
PROCHAINEMENT
99 rue Claude Monet, 27 620 Giverny

 



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