Les trésors de Martin Guillaume Biennais exposés à la Propriété Caillebotte

Propriété Caillebotte
Du 29 mai au 3 octobre 2021

 

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L’orfèvre de Napoléon Ier - Récit d’une ascension fulgurante

C’est l’histoire d’un homme au destin hors du commun. Une histoire digne d’un conte de fées mais que l’on découvre dans les manuels d’art et d’Histoire. Martin Guillaume Biennais est un humble artisan issu de la paysannerie normande que personne ne prédestine à l’époque à une carrière impériale. A 24 ans à peine, sous le regard perplexe de ses proches, le jeune tabletier décide de quitter sa province natale pour tenter sa chance à Paris. Son arrivée dans la capitale est fracassante, son talent rayonne et éblouit, le hissant dans les plus hautes sphères : très vite, ses modestes boîtes de jeux en bois s’arrachent chez les plus grands commanditaires de France. Une aura qui n’échappera pas à Napoléon, qui le choisira d’entre tous pour en faire son orfèvre attitré. Biennais devient à l’orfèvrerie ce que Jacques-Louis David est à la peinture. L’exposition présente une trentaine d’œuvres qui viennent illustrer l’incroyable ascension de cet artisan dont la production a contribué à dessiner les contours du « style Empire » dans les arts décoratifs, jusqu’à son rayonnement à travers toute l’Europe. Pendant ses trente-trois ans de carrière, Biennais ne cessa de faire évoluer son métier, exploitant avec un talent visionnaire les attentes d’une clientèle fortunée et avide de luxe. On y découvre un bel ensemble de chefs-d’œuvre de tabletterie, d’ébénisterie et d’orfèvrerie que Biennais entreposait dans sa boutique du Singe violet, rue saint-Honoré, employant plus de 80 ouvriers, ce qui en fit un idéal d’ascension sociale sous le règne de Napoléon. Parmi les pépites de l’exposition, on découvrira ses premiers chefs-d’œuvre de tabletterie – dont ses célèbres boîtes de jeux en bois précieux, ses nécessaires ou malles de voyage – aux côtés de pièces d’orfèvrerie inestimables ayant appartenu au couple impérial ainsi que des trésors d’ingéniosité dissimulés dans des objets au design résolument moderne, qui firent la fortune de celui qui restera l’un des entrepreneurs les plus importants du début du XIXe siècle.

Focus sur…

A la mort de Marin Guillaume Biennais, sa veuve, Marie-Anne Gaudin, achète une propriété à Yerres, où elle fera installer des pièces de mobilier emblématiques créées par son mari. Une demeure dont les Caillebotte se feront acquéreurs, préservant ainsi l’atmosphère artistique des lieux. Des années plus tard, alors que le domaine est devenu le célèbre musée Caillebotte, ces pièces de mobilier extraordinaires peuvent encore être admirées dans la demeure qui fut la leur autrefois.

Le saviez-vous ?

Si Biennais fut si vite introduit au sein de la cour impériale, c’est qu’il eut le flair incroyable de faire cadeau au futur empereur, alors général, d’un nécessaire de voyage en acajou, comprenant pour cent mille francs d’argenterie. Dès son accession au trône, l’Empereur le nomma alors favori et lui confia l’exécution de ses plus beaux trésors, de la couronne d’or du sacre à la première croix de la Légion d’honneur, ainsi que la délicate mission d’incruster le Régent sur le sceptre impérial.

Réservation obligatoire

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