Une exposition miroir dévoile l'amitié unique nouée entre le célèbre couturier et Peter Lindbergh à la Fondation Azzedine Alaïa

Fondation Azzedine Alaïa
Du 20 mai 2021 au 2 janvier 2022

 

4

D’une part, Azzedine Alaïa, créateur franco-tunisien, symbole international de la haute couture. D’autre part, l’Allemand Peter Lindbergh, photographe du noir et blanc. À priori, tout les sépare, mis à part l’essentiel : l’élégance. Ce sont sur les cimes de la mode que les deux hommes vont se retrouver et sceller leur destin. Comme les rencontres artistiques qui ont soudé Richard Avedon et Christian Dior ou encore Yves Saint Laurent et Helmut Newton, Peter Lindbergh et Azzedine Alaïa ont trouvé un territoire commun où chacune de leurs expressions se veut le reflet de l’autre. De cette union sans précédent naîtront 50 photographies et 32 vêtements, aujourd’hui présentés par la fondation, lieu de vie et de travail du grand couturier. Conçu comme un somptueux et délicat écrin, le 18 rue de la Verrerie nous invite à nous fondre dans l’intimité du grand Azzedine, considéré bien souvent comme le dernier grand couturier. Marchant sous la grande verrière de la salle des expositions, immaculée de robes et clichés, vous ressentirez peut-être la prodigieuse électricité dont les murs sont chargés. Le noir, voilà l’idée fixe qui a secoué le cœur de nos deux artistes, l’un en tirages argentiques et l’autre en aplats vestimentaires ; un refus de la couleur qui leur permettait de plonger dans l’âme sans fard de leurs sujets. Ainsi donc s’établit le point de convergence formel et primordial qui donne à saisir l’ADN de cette rencontre : un commun désir de sublimer les corps au naturel. Refusant les standards de beauté, Alaïa sculptait directement les vêtements sur ses mannequins, tandis que Lindbergh préférait un visage laissé à nu, sans maquillage ni coiffure. Hommage à ces deux créateurs aujourd’hui disparus, dont la vocation profonde aura été de dévoiler l’authenticité de la femme, de l’être humain, et ainsi la beauté du monde.

Réserver ici

Vous aimerez aussi…

Sarah van Rij - Self Portrait 2024
  • Découverte
  • Photo

Sarah van Rij, le théâtre secret de la rue...

Jusqu’au 25 janvier 2026
Maison européenne de la Photographie

Il suffit d’un reflet, d’un pan de manteau, d’un geste suspendu pour que la rue bascule en fiction. Avec son regard d’une précision presque instinctive, Sarah van Rij transforme l’ordinaire en scène sensible, pour composer une narration de fragments.

© Fury Marie Quéau
  • Découverte
  • Photo

La FURY de Marie Quéau, objectif survie...

Jusqu’au 8 février 2026
Le Bal

Chuter. Plonger. Encaisser. Recommencer. Chez Marie Quéau, tout commence par l’impact. Cascadeurs, apnéistes, acteurs en transe, corps en colère dans une fury room : l’artiste filme et photographie l’humain au bord du vertige.

  • Photo
  • Découverte

Martin Parr, une vision ironique du réchauffement climatique

Du 30 janvier au 24 mai 2026
Jeu de Paume

Cinquante ans que Martin Parr braque son flash sur les absurdités de notre monde. Un demi-siècle de dérèglements, saisis entre ironie et lucidité, où le grotesque devient miroir.

Capturewrc
  • Découverte
  • Photo

Exposition Willy Ronis à l'Hôtel Fontfreyde - centre photographique

Hôtel Fontfreyde - centre photographique
Du 15 octobre 2025 au 8 février 2026

Willy Ronis, maître de la photographie humaniste, révèle la beauté du quotidien et la dignité du réel dans une rétrospective émouvante à l’Hôtel Fontfreyde.